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Mexique

Mexique: le mandat de Peña Nieto «plombé» par les narcos

Un manifestant présente la paume de sa main où est écrit le chiffre «43», le nombre d'étudiants enlevés par les cartels de la drogue dans l'Etat du Guerrero.
Un manifestant présente la paume de sa main où est écrit le chiffre «43», le nombre d'étudiants enlevés par les cartels de la drogue dans l'Etat du Guerrero. REUTERS/Henry Romero
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le 1er décembre marquait le second anniversaire de l’arrivée au pouvoir du président Enrique Peña Nieto. Pour cette occasion, les Mexicains se sont mobilisés dans tout le pays… pour protester contre sa politique et demander que les 43 étudiants d’Ayotzinapa disparus leur soient rendus en vie.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

« Vivants ils les ont emmenés ; vivants nous voulons les retrouver : Dehors Peña, dehors Peña… » Comme chaque 1er décembre depuis 2012, les Mexicains sont descendus dans les rues pour demander la démission du président Peña Nieto. A Mexico - entre autres manifestations - une grande marche a parcouru la principale avenue de la capitale. Elle s’est déroulée de manière pacifique, même si sa fin a été émaillée d’incidents.

Mais cette année, la consigne principale de cette mobilisation visait la disparition des 43 étudiants d’Ayotzinapa - enlevé par les cartels avec la complicité d'une partie de la police locale - comme le rappelle le professeur Toma Reyes Navarrete : « Les années précédentes, on savait qu’on était contre le gouvernement à cause de sa politique néolibérale. Mais maintenant s’est ajouté ce problème et nous voulons qu’ils nous rendent vivants les étudiants qui ont disparu. »

« Il y a beaucoup de violence »

Et parmi les manifestants, de simples citoyens et citoyennes s’étaient déplacés pour exprimer à la fois leur ras-le-bol et leur espoir d’un changement : « Je crois que c’est le moment pour que nous participions tous de manière consciente [afin de] changer la situation du pays, explique ainsi Makrina Monroy, une habitante de la capitale. Il y a beaucoup de violence, beaucoup de pauvreté et beaucoup d’abus de pouvoir. »

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que le président Peña Nieto commence la troisième année de son mandat avec un niveau très bas de popularité. Et en devant répondre à un défi : celui de mettre un terme à la violence, à l’impunité et à la corruption qu’il a été incapable de réduire durant les deux dernières années.

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