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Revue de presse des Amériques

A la Une: nouvelle relaxe d’un policier après avoir tué un Noir

Manifestation à Manhattan après la décision du grand jury de New-York de ne pas inculper l'officier de police Daniel Pantaleo qui a tué l'Afro-Américain Eric Garner alors qu'il n'était pas armé.
Manifestation à Manhattan après la décision du grand jury de New-York de ne pas inculper l'officier de police Daniel Pantaleo qui a tué l'Afro-Américain Eric Garner alors qu'il n'était pas armé. REUTERS/Eric Thayer

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Après la non-inculpation du policier qui a tué un adolescent afro-américain à Ferguson dans le Missouri la semaine dernière, cette fois, c'est un policier de New York qui finalement ne sera pas inculpé pour la mort, le 17 juillet dernier, d'Eric Garner, un père de famille afro-américain. Une nouvelle qui fait bien entendu les gros titres de la presse américaine. Il faut commencer par rappeler les faits : le 17 juillet dernier, à Staten Island, un des cinq arrondissements de la ville de New York, Eric Garner, marié et père de six enfants est interpellé par des officiers de police, soupçonné de vente illégale de cigarettes.

Plaqué au sol par plusieurs policiers, il meurt après que Daniel Pantaleo, un officier de 29 ans, ait pratiqué sur lui une clef d’étranglement, pourtant interdite au sein de la police, alors qu’à onze reprises Eric Garner a tenté de lui dire qu’il n’arrivait plus à respirer, lui qui était en plus asthmatique. Les deux grands quotidiens nationaux, le Washington Post et le New York Times sont sur la même longueur d’onde : cette décision est un choc. Le début de l’éditorial du Washington Post ne peut être plus clair : « "Je ne peux pas respirer". Ces mots sont les derniers mots prononcés par Eric Garner, et aujourd’hui, il s’applique à moi. La décision du grand jury de Staten Island de ne pas inculper l’officier de police qui l’a tué m’a coupé le souffle. »

L’interpellation et la mort d’Eric Garner a été filmé avec un téléphone portable par un témoin. Des millions de personnes ont vu cette vidéo. Ce qui amène l’éditorialiste du New York Times à s’interroger. Le grand jury de Staten Island a-t-il vu la même vidéo ? Comment peut-on ne pas inculper cet officier alors qu’on le voit sur les images pratiquer une clef d’étranglement interdite par la police ? Après l’annonce de la décision du grand jury, de nombreuses manifestations spontanées ont été répertoriées dans plusieurs grandes villes du pays, les manifestants scandant tous « je ne peux plus respirer ». Mais presque aucun débordement n’a été enregistré selon le New York Post, contrairement à ce qui c’était passé la semaine dernière à Ferguson.

Désormais selon le quotidien new yorkais, il faut attendre le résultat de l’enquête interne de la police de New York, qui a suspendu Daniel Pantaleo en attendant ses conclusions. Toujours selon le New York Post, le ministre de la Justice Eric Holder a annoncé hier l’ouverture d’une enquête fédérale sur une éventuelle violation des droits civiques d'Eric Garner. Mais ce qui est sur, c’est qu’après l’affaire de Ferguson, le cas d’Eric Garner vient ternir un peu plus l’image de la justice américaine.

En Colombie, le gouvernement et les Farc ont trouvé un accord pour reprendre les discussions  dans le cadre du processus de Paix
 
Des négociations qui avaient été suspendus à la mi-novembre suite à l’enlèvement par les Farc d’un général de l’armée colombienne. Libéré dimanche dernier, la presse colombienne craignait que cet épisode n’ait affaibli le processus de paix. Finalement il n’en est rien selon Semana. Au contraire, le gouvernement et les Farc vont désormais accélérer les discussions selon l’hebdomadaire colombien. D’ailleurs, l’annonce de la reprise des pourparlers avait été bien préparée pour mettre en avant la réconciliation des deux parties d’après Semana. Une scène inédite où l’on a pu assister à une poignée de main entre les deux chefs des délégations : Humberto de la Calle et Ivan Marquez.

La version colombienne d’El Pais précise que ces discussions reprendront pour un cycle de sept jours le 10 décembre prochain. Une nouvelle célébrée comme il se doit par le président Juan Manuel Santos qui a tenu à préciser qu’il fallait désormais « avancer plus vite pour mettre fin une fois pour toute à ce conflit armé et ainsi éviter de nouvelles pertes humaines ». Pour rappel, le conflit avec les Farc a débuté en 1964, il y a cinquante ans, causant plus de 220 000 morts, il a également provoqué le déplacement de plus de cinq millions de personnes.
 
L’opposante politique vénézuélienne Corina Machado inculpée pour son rôle présumé dans un complot visant à assassiner le président Nicolas Maduro

Pour l'instant, nous apprend El Nacional, elle reste en liberté. Mais elle encourt jusqu’à seize ans de prison. A la sortie de l'audience hier, Corina Machado n'a pas hésité à parler de « mascarade visant à la réduire au silence et à détourner l'attention des Vénézuéliens ».

Elle a été inculpée sur la base d'échanges de courriels entre son compte Gmail et des conspirateurs. Mercredi, la société Google, à la demande de l'un des avocats de Corina Machado, a pourtant tenu à préciser que ces mails étaient des faux. Des précisions dont n'a pas souhaité tenir compte le parquet de la République.

 

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