Etats-Unis

Barack Obama nomme Ashton Carter à la Défense américaine

Le président américain Barack Obama a nommé Ashton Carter comme nouveau secrétaire d'Etat à la Défense, le 5 décembre 2014.
Le président américain Barack Obama a nommé Ashton Carter comme nouveau secrétaire d'Etat à la Défense, le 5 décembre 2014. REUTERS/Kevin Lamarque

Barack Obama a annoncé la nomination d’Ashton Carter comme nouveau ministre de la Défense, en remplacement de Chuck Hagel, démissionnaire.

Publicité

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Des désaccords avec la Maison Blanche sur la stratégie à mener dans la guerre contre l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie semblent avoir provoqué le départ du ministre.

Son successeur est un homme de l’appareil, qui a été secrétaire adjoint à la Défense jusqu’à la fin de l’année dernière. Ashton Carter semble faire l’unanimité entre démocrates et républicains. Un atout alors qu’un Congrès à majorité républicaine a été élu en novembre dernier.

Un département important et compliqué

Le nouveau ministre américain de la Défense a consacré une thèse de doctorat à l’« emploi du latin par les moines lettrés dans la description des Flandres au XIIe siècle ». Ashton Carter, est un iconoclaste. S’il n’est pas militaire de carrière, l’homme connait le Pentagone de l’intérieur. Il a notamment été responsable de l’achat des armes pour l’armée américaine entre 2009 et 2011. Ashton Carter a modernisé les équipements, avec deux objectifs, les nouvelles technologies au service des hommes, et la sécurité des troupes.

Il prend aujourd’hui les rênes d’un des départements les plus importants de l’administration américaine, alors que les Etats-Unis sont engagés en Irak et en Syrie. Un dossier qui a fait chuter son prédécesseur. La Maison Blanche lui a reproché un manque de stratégie claire.

La tâche ne sera pas facile. Le parti républicain sera majoritaire au Congrès en janvier. Mais Ashton Carter semble faire l’unanimité. C’est sans doute aussi pour cette qualité qu’il a été choisi, alors qu’il ne fait pas partie du « cercle Obama ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail