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Environnement

L'Amérique latine s'engage à reboiser 20 millions d'hectares de terres

Un ouvrier plante des semis pour la reforestation à la station biologique Huayquecha près de Paucartambo, au Pérou.
Un ouvrier plante des semis pour la reforestation à la station biologique Huayquecha près de Paucartambo, au Pérou. REUTERS/Enrique Castro-Mendivil
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Conférence mondiale de l'ONU sur le climat se poursuit  en ce moment à Lima au Pérou. Et une première annonce a été faite ce dimanche : sept pays d'Amérique latine se sont engagés à reboiser près de 20 millions d'hectares de terres dégradés d'ici 2020. Parallèlement, plusieurs pays ont aussi présenté un plan de remise en état de leurs terres.

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La Conférence internationale de Lima sur le climat est à mi-parcours. Il reste une semaine aux participants pour ébaucher un début d'accord pour réduire le réchauffement climatique, un an avant la conférence de Paris. Mais les discussions sont difficiles et le temps presse. Une annonce importante a toutefois été faite, hier - la première depuis le début de la réunion : sept pays d'Amérique latine se sont engagés à reboiser près de 20 millions d'hectares de terres dégradées d'ici à 2020.

« Au Pérou, nous perdons les forêts à une vitesse impressionnante. Les activités qui accélèrent le plus la déforestation sont l'exploitation minière illégale, le surpâturage et la plantation de coca », a indiqué le ministre de l'Agriculture Juan Manuel Benites. Le Pérou s'est donc engagé à reboiser 3,2 millions d'hectares de terres. Mais il n'est pas le seul pays à avoir compris l'urgence de la situation. La déforestation est en effet responsable de l'émission de la moitié des gaz à effet de serre dans la région. Le Mexique, le Guatemala, la Colombie, l'Equateur, le Chili et le Costa Rica, à des degrés divers, se sont donc engagés également.

Cet accord, baptisé « Initiative 20x20 » devrait bénéficier d'un soutien de 365
millions de dollars de la part d'investisseurs privés. Le Brésil est le grand absent de ce compromis. Pourtant dimanche, un cinquième satellite sino-brésilien était lancé depuis la Chine avec succès. Son objectif : surveiller la déforestation en Amazonie. Il sera sans doute difficile pour le Brésil de rester très longtemps en dehors de cet accord régional considéré déjà par certains comme historique.

Par ailleurs, un plan régional de conservation de la Patagonie permettrait de récupérer 4,1 millions d'hectares de forêts. Le ministre de l'Agriculture argentin Roberto Delgado a également exhorté à mettre un frein à la déforestation : « Outre la récupération des sols, il est très important de cesser de perdre des hectares. »

Laurence Tubiana

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