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La revue de presse des Amériques

A la Une: le rapport sur la torture de la CIA

L'ancien secrétaire à la Défense, Dick Cheney, défend les méthodes d'interrogation de la CIA.
L'ancien secrétaire à la Défense, Dick Cheney, défend les méthodes d'interrogation de la CIA. Reuters / Joshua Roberts
4 min

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Le New York Times précise qu’il s’agit de la conclusion de l’enquête menée par le Sénat, dans une version déclassifiée, c'est-à-dire édulcorée des points les plus gênants. Ce document jette une lumière crue sur les pratiques les plus sombres de la CIA, des pratiques mises en place après les attentats du 11 septembre 2001.

Le journal rappelle que ce rapport, avant même d’être publié, a déjà entrainé un renforcement des mesures de sécurité autour des ambassades et bases militaires américaines dans le monde. Mais les « autorités ne craignent pas vraiment de réactions violentes », selon le New York Times.

Un avis que l’opposition ne partage pas. D’après certains républicains, contactés par le New York Times, les détails sur la pratique de la torture par la CIA pourraient provoquer des représailles, voire mettre en danger la vie des citoyens américains.

Les conservateurs se montrent hostiles à la publication du rapport. Et comme l’ancien président George W. Bush, l’ex-secrétaire à la Défense Dick Cheney est monté au créneau pour défendre les méthodes d’interrogation la CIA. « Ces méthodes étaient absolument justifiées », a-t-il affirmé dans les colonnes du New York Times.

Prenant la plume dans ce même journal, le directeur de l’Aclu (l’Union américaine pour les libertés civiles), Anthony D. Romero, appelle le président Barack Obama à « pardonner » son prédécesseur pour avoir ordonné cette pratique de la torture« Au moins cela montrerait qu’un vrai crime a été commis, que ceux qui ont commis ces actes sont des criminels », estime Anthony D. Romero.

La question fait débat

Pour l’éditorialiste du Washington Post, la décision des parlementaires de lever le voile sur les méthodes de torture utilisées par la CIA, après les attentats du 11 septembre, relève de l’imprudence. Le journal rappelle que les Etats-Unis se trouvent toujours en guerre contre le terrorisme. Une guerre qui se fait actuellement à l’aide de drones.

Du coup, certains responsables des opérations menées par ces drones s’inquiètent. « Il y a eu des milliers de tirs ciblés mais aussi des dégâts collatéraux, c’est vrai », raconte un ancien membre de la CIA au Washington Post qui poursuit : « Là, c’est un programme phare du président Barack Obama. Mais imaginez si dans quelques années, un autre président, hostile à ce programme, décide de poursuivre les personnes qui étaient impliquées ». C’est un scénario auquel les agents secrets pensent souvent, conclue ce responsable qui requiert l’anonymat. « Nous sommes inquiets que de nouveaux gouvernements puissent traiter les agents de la CIA comme des voyous alors qu’ils n’ont fait qu’appliquer la loi ».

La presse revient également sur l’affaire Garner


Garner, cet Afro-Américain mort étouffé durant une interpellation musclée de la police new-yorkaise. La décision d’un grand jury de ne pas inculper le policier qui procédait à l’interpellation continue à susciter colère et indignation.

Le magazine Slate demande à ce que les témoignages qui ont conduit au verdict des jurés soient rendus publics (comme ce fut le cas dans l’affaire de Ferguson). Comment est-ce possible, se demande Slate, que le jury, composé de 12 Blancs et de 9 Afro-Américains et Hispaniques, ait acquitté le policier alors qu’une vidéo montre les appels à l'aide du père de famille, des images « terrifiantes » selon le magazine.

Slate estime que le récit du policier diverge de ce que révèle la vidéo. Le magazine espère qu’après l’abandon des charges contre le policier, le gouvernement prenne le relais et lance une enquête pour violation des droits de l’homme. 

Mexique : ouverture du sommet ibéro-américain

Il se tient à Veracruz, en l'absence notable cette année de l'Argentine, du Brésil et du Venezuela. Le président mexicain, dans son discours d’ouverture, a appelé les pays membres à favoriser le développement et l’éducation dans la région. C’est à lire dans La Prensa.

D’après ce journal, un programme d’échanges universitaires devrait permettre d’ici 2020 à 200 000 étudiants et enseignants de travailler dans un autre pays de l’espace ibéro-américain. 

Mexique : la suite de l’affaire des 43 étudiants disparus, victimes des narcotrafiquants

El Universal publie une interview de l’auteur italien Roberto Saviano, qui vit caché après avoir été menacé de mort par la mafia. Pour l’écrivain, le Mexique est devenu « l’Amazon de la drogue mondiale ». La disparition des étudiants montre que le crime organisé peut « opérer ouvertement dans le pays », conclut Roberto Saviano.

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