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La revue de presse des Amériques

A la Une: Brésil, les conclusions de la commission de la Vérité

En recevant le rapport de la commission Vérité, la présidente brésilienne Dilma Rousseff n'a pu retenir ses larmes, le 10 décembre 2014.
En recevant le rapport de la commission Vérité, la présidente brésilienne Dilma Rousseff n'a pu retenir ses larmes, le 10 décembre 2014. REUTERS/Joedson Alves

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Cette commission a reconnu la responsabilité de l’Etat brésilien concernant la mort ou la disparition de 434 personnes entre 1964 et 1985, c'est-à-dire pendant la dictature militaire. Le Brésil est, jusqu’à présent, l'unique pays d'Amérique du Sud n'ayant jamais jugé ces crimes, en raison d'une loi d'amnistie votée en 1979. Carta Capital titre sur la commission de la Vérité qui dans ses conclusions demande la révision de cette loi d'amnistie, une loi qui depuis 35 ans maintient ces crimes contre l'humanité dans une totale impunité.

Sergio Malbergier signe pour sa part une tribune dans Folha de Sao Paolo dans laquelle il se félicite du travail mené par cette commission sur les crimes commis pendant la dictature. Mais il pose la question : pourquoi tant d'efforts pour enquêter sur les 500 morts de cette période, et rien sur les milliers de morts et de cas de torture qui se produisent au Brésil en plein XXIe siècle ?

Selon lui, un million de Brésiliens surtout des pauvres, moins protégés que les riches, ont été assassinés depuis les années 1980, et rien n'est fait pour que cela s'arrête. « Si cela ne mérite pas une commission Vérité, nous sommes perdus », conclut-il.
 
Le Congrès américain vote une loi sanctionnant des responsables vénézuéliens
 
Une loi qui vise les responsables impliqués dans la répression des manifestations étudiantes qui se sont déroulées entre février et mai de cette année. Selon le quotidien Ultimas Noticias, cette initiative a été votée à l'unanimité par la Chambre des représentants.

Cette loi interdit l'entrée sur le territoire américain de responsables vénézuéliens impliqués dans la répression contre les étudiants. Ultimas Noticias précise également qu'elle permet de bloquer les avoirs sur le sol américain de ces responsables, parmi lesquels des hommes politiques, mais également des fonctionnaires.

Ce vote est un « message fort » adressé aux Vénézuéliens, n'a pas hésité à déclarer Ileana Ros-Lehtinen, membre du Congrès qui a présenté ce projet à la Chambre basse.
El Nacional précise qu'il ne manque plus que la signature de Barack Obama pour que cette loi entre en vigueur, et selon le journal, le président serait prêt à faire le pas décisif.

Du côté des autorités vénézuéliennes, peu de réactions pour l'instant. Rafael Ramirez, le ministre des Affaires étrangères, dans des déclarations reprises par El Nacional, a annoncé que Caracas se réservait le droit d'entamer des actions pour empêcher que les Etats-Unis mettent à mal la souveraineté vénézuélienne.

L'Etat colombien condamné par la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CIDH)
 
La CIDH juge l’Etat responsable du massacre perpétré contre des guérilleros en novembre 1985. « Il aura fallu attendre 29 ans après la prise du palais de justice par les guérilleros du M-19 et l’opération sanglante de l’armée pour le récupérer pour qu’une autorité judiciaire se prononce ». Pour l’éditorialiste d’El Espectador, cette nouvelle est aussi bonne qu’une gorgée d’eau fraîche.

En novembre 1985, un commando du M-19 avait investi le lieu où siège la Cour suprême colombienne, prenant plus de 300 personnes en otage, ils exigeaient que le président soit jugé parce qu'il ne cherchait pas réellement la paix. L’armée donna finalement l’assaut. Un carnage, au cours duquel tous les membres du commando et plus de 100 otages ont péri.

Pour les familles des victimes, c’est une nouvelle que l’on attendait depuis longtemps. A l’image de René Guarin, le frère d’une femme qui travaillait dans la cafétéria du palais de justice et qui est décédée lors de l’assaut : « J’accueille cette sentence avec satisfaction. La plainte avait été déposée par nos parents il y a 25 ans, à Washington, à la CIDH. Ce qu’on attend désormais, en tant que parents de victimes, c’est que l’Etat respecte ce qui est stipulé dans la sentence de la CIDH en matière de vérité, de justice et de réparation. On espère également que l’Etat remette les restes des 11 personnes qui ont disparu du palais de justice il y a 29 ans ».

Des dizaines d’activistes arrêtés à Cuba lors de la journée mondiale des droits de l’homme
 
C’est à lire dans El Nuevo Herald, quotidien de Miami. Selon Elizardo Sanchez, porte-parole de la commission cubaine des droits de l’homme, avec qui le quotidien a pu discuter, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées alors qu’elles commémoraient cette journée. Des journalistes de l’agence de presse Hablemos Press en feraient partie.

Et puis toujours à Cuba, le troisième round des négociations avec l’Union européenne pour la mise en place d’un accord bilatéral a été reporté par La Havane, sans plus de précisions. Peut-être une conséquence des arrestations effectuées hier selon le journal floridien.

 

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