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Brésil

Brésil: des partis politiques touchés par des affaires de corruption

Le Parti des travailleurs, le parti de la présidente Dilma Rousseff, est concerné l'affaire des rétrocommissions.
Le Parti des travailleurs, le parti de la présidente Dilma Rousseff, est concerné l'affaire des rétrocommissions. REUTERS/Ueslei Marcelino
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Brésil, plusieurs dirigeants de six sociétés de construction mécanique ont été inculpés jeudi 11 décembre pour corruption, organisation criminelle et blanchiment d'argent. Il s'agit de la septième étape de cette opération « Lava Jato », une sorte d'opération « mains propres » de la police fédérale pour enquêter sur le blanchiment d'argent et le placement de pots-de-vin à l'étranger.

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Au total, 36 personnes, dont 23 liées à ces entreprises, sont accusées d'avoir constitué un véritable cartel pour transférer des rétrocommissions du géant pétrolier Petrobras vers le Parti des travailleurs, le parti de la présidente Dilma Rousseff. Une affaire qui met dans l'embarras le parti au pouvoir, mais aussi deux autres partis politiques. D'autres dirigeants de compagnies qui cherchaient à remporter des appels d'offres pourraient être impliqués.

Le cartel fonctionnait comme un club pour s'assurer le monopole des contrats de Petrobras, depuis la fin des années 90. Les entreprises répondaient aux appels d'offres liés à Petrobras et faisaient semblant d'être en concurrence, alors que tout était joué d'avance. C'est surtout à partir de 2006 que ce cartel a pris de l'ampleur, a corrompu des fonctionnaires publics et des établissements financiers chargés de blanchir les pots-de-vin. Des dessous de table étaient versés sous forme de fausses factures à des sociétés-écrans qui, pour la plupart, n'avaient même pas de salariés.

36 personnes poursuivies

Ces actions judiciaires pourraient permettre, selon le procureur, de récupérer un montant de 1,18 milliard de reals, environ 360 millions d'euros. « Avec ces accusations, le parquet commence à rompre ce cercle de l'impunité de puissants groupes économiques et politiques qui s'étaient liés contre les intérêts de notre pays depuis de nombreuses années », a déclaré le procureur Deltan Dallagnol.

Ce système de corruption a servi à financer les campagnes de trois partis politiques : le Parti des travailleurs, le PMDB et le Parti populaire. Le parquet poursuit 36 personnes, dont certaines sont déjà détenues dans la prison de Curitiba, mais d'autres pourraient être impliquées. « Ces personnes ont volé la fierté du peuple brésilien », a déclaré le procureur général Rodrigo Janot. « Cette enquête n'est pas terminée, elle sera longue, mais nous irons jusqu'au bout », assure-t-il.

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