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Etats-Unis

Etats-Unis: Sony cède aux hackers, «L'Interview qui tue» déprogrammé

Un agent de sécurité lors de l'avant-première du film «L'interview qui tue» le 11 décembre 2014, à Los Angeles, en Californie.
Un agent de sécurité lors de l'avant-première du film «L'interview qui tue» le 11 décembre 2014, à Los Angeles, en Californie. REUTERS/Kevork Djansezian
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Sony Pictures a cédé aux menaces des pirates informatiques. Le groupe de média américain a annulé la sortie du film L'Interview qui tue, qui met en scène le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Sony avait été victime d'un gigantesque piratage informatique qui pourrait avoir été téléguidé, précisément, par le régime de Pyongyang.

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Tout a commencé par un piratage informatique d'une ampleur inédite. Puis, des menaces d'attentats ont suivi pour terminer sur la déprogrammation de la production hollywoodienne. L'Interview qui tue racontait - puisqu'il faut parler au passé - le projet d'assassinat, par deux journalistes américains, du leader nord-coréen.

La production a coûté très cher puisque 42 millions de dollars - soit 34 millions d'euros - ont été déboursés, et ce en pure perte. Le retrait du film est le dernier épisode d'une guerre informatique bien réelle. Sony a d'abord été victime d'un vol de données colossal fin novembre. Le scénario du futur James Bond a même été dévoilé. 

Les pirates, qui se font appeler les « Gardiens de la Paix », et dont plus personne ne doute qu'ils sont à la solde de la Corée du Nord, ont ensuite publié, ce mardi, un message très menaçant : « Rappelez-vous le 11 septembre 2001. Bientôt le monde verra quel mauvais film Sony a fait. Le monde sera plein de craintes. »

Aussitôt, les plus grands cinémas américains ont annulé les projections prévues, contraignant Sony à retirer le film, qui ne sortira même plus à l'étranger, ni en DVD. Sur les réseaux sociaux, les acteurs Steve Carell ou Judd Apatow parlent d'un « triste jour pour la liberté d'expression ».

Le président américain, Barack Obama, a invité les Américains à continuer à « aller au cinéma ». Une chose est sûre, ce ne sera pas pour voir L'Interview qui tue.

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