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Etats-Unis

Policiers tués à New York: condamnation d’Obama dans un contexte tendu

Des policiers sur les lieux où deux des leurs ont été tués, dans le quartier de Brooklyn à New York, samedi 20 décembre 2014.
Des policiers sur les lieux où deux des leurs ont été tués, dans le quartier de Brooklyn à New York, samedi 20 décembre 2014. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

La tension est montée d'un cran ce samedi 20 décembre aux Etats-Unis suite à la mort de deux policiers tués par balles dans un quartier de Brooklyn. Le président américain Barack Obama a immédiatement condamné l'assassinat, demandant à la nation de rejeter la violence. L'appel au calme du président intervient dans un contexte très tendu de manifestations quasi quotidiennes après la mort d'un père de famille noire. Selon les autorités, le tueur avait posté des messages hostiles envers la police sur les réseaux sociaux.

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Le président américain n'a pas perdu de temps pour condamner le meurtre des deux policiers, tués à bout portant, à New York, ce samedi, alors qu'ils se trouvaient dans leur voiture de patrouille. « Deux hommes courageux ne rentreront pas chez eux ce soir retrouver leurs proches, et pour cela il n'y a aucune justification », a déclaré Barack Obama dans un communiqué. « Aujourd'hui, je demande aux gens de rejeter la violence et les mots qui blessent et de préférer les mots qui guérissent », a ajouté le président américain.

Le tueur, Ismaaiyl Brinsley, un homme noir de 28 ans, a tiré à plusieurs reprises avant de prendre la fuite. Pourchassé par d'autres policiers, il s'est suicidé d'une balle dans la tête sur un quai de métro. L'assassinat commis en plein jour a été décrit par la police comme une « exécution », un acte de vengeance contre des hommes en uniformes. « Ils ont été tués par balle, sans avertissement. Ils ont été purement et simplement assassinés », a déclaré, très ému, le chef de la police Bill Bratton lors d'une conférence de presse. Selon la police, c'est la septième fois en 42 ans que des policiers travaillant à deux sont ainsi tués à New York.

Un acte de représailles ?

Ce double meurtre risque de jeter de l'huile sur le feu dans un contexte déjà tendu. La récente décision d'un grand jury de ne pas poursuivre un policier impliqué dans la mort d'un homme noir à Ferguson, avait provoqué une grande émotion dans la communauté afro-américaine traumatisée par plusieurs affaires similaires.

Selon la police, le tueur avait auparavant posté sur les réseaux sociaux des commentaires très hostiles à la police évoquant ces affaires. Il y parle d’Eric Garner et Michael Brown, deux hommes noirs morts cette année dans des incidents impliquant des policiers blancs, le premier à New York, le second, donc, à Ferguson dans le Missouri. Les médias américains ont même diffusé ce samedi un message particulièrement équivoque qui aurait été posté sur Instagram par le tueur : « Je donne des ailes aux porcs aujourd'hui. Ils prennent un des nôtres [...] Prenons deux des leurs. »

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