Revue de presse des Amériques

A la Une : le maire de New York en délicatesse avec la police

Le maire de la ville de New York Bill de Blasio lors d'une conférence de presse donnée après la mort de deux officiers de police, le 22 décembre 2014.
Le maire de la ville de New York Bill de Blasio lors d'une conférence de presse donnée après la mort de deux officiers de police, le 22 décembre 2014. REUTERS/Carlo Allegri

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Après le meurtre de deux policiers abattus de sang-froid samedi, le maire de New York Bill de Blasio appelle « à l’harmonie », titre l’éditorialiste du New York Times. Ces assassinats ont ravivé les tensions entre la police et le maire dont la légitimité est remise en question. Il est accusé par les policiers de prendre fait et cause pour les manifestants. « C’est le cauchemar de De Blasio », titre Politico qui rappelle le poids de la police newyorkaise avec laquelle le maire doit composer malgré son score de 72% des voix à son élection à la tête de la ville.

Manifestations suspendues à New York

Le maire Bill de Blasio a appelé à suspendre les manifestations contre les violences policières au moins le temps des funérailles. Malgré la douleur et le choc de ces deux assassinats. « Les manifestations appelant à une réforme de la police ne doivent pas être étouffées », insiste l’éditorialiste du New York Times. Les gens veulent une société plus juste, et cela n’a rien à voir avec la haine ou l’assassinat de policiers, écrit-il. « Rejeter la brutalité policière et respecter la police ne sont pas des pulsions contradictoires », conclut-il. Mais « il doit le dire haut et fort », insiste Politico.

À Milwaukee, un policier blanc qui a tué un noir à Milwaukee ne sera pas poursuivi

Aux États-Unis, le procureur de Milwaukee dans l’État du Wisconsin a annoncé hier que l’ex-policier blanc Christopher Manney (qui a démissionné) ne serait pas poursuivi pour le meurtre de Dontre Hamilton, un noir de 31 ans, abattu le 30 avril dernier de 14 balles en 2,99 secondes, après une bagarre. Le procureur a estimé que le policier avait agi en légitime défense, explique le Sentinel Journal de Milwaukee. Quelques dizaines de personnes, dont les proches de Dontre Hamilton, ont manifesté dans la ville. Sa famille demande une enquête fédérale.

Inauguration officielle hier du Grand Canal du Nicaragua

Une inauguration en présence du président du consortium chinois HKND, Wang Jin, qui a promis de bien payer les terres qui seront expropriées, titre le Nuevo Diario. Des manifestants, dont ceux qui sont concernés par les expropriations et des défenseurs de l’environnement, ont dressé des barricades et incendié des pneus en signe de protestation, rapporte El Nuevo Herald. Malgré les protestations, le gouvernement a inauguré ce lundi les travaux du canal interocéanique dont le coût est estimé à 50 milliards de dollars rappelle El Nuevo Herald.

La cérémonie s’est déroulée à Rivas au sud-ouest du pays où doit déboucher le canal sur le lac Gran Nicaragua. « Avec ce Grand Canal, le Nicaragua entend capter 5 % du commerce international qui transite par la mer », a déclaré le vice-président nicaraguayen Moisés Omar Hallesleven. « Je souhaite un grand succès aux 100 ans du Grand Canal du Nicaragua », a lancé Wang Jin qui a assuré que l’environnement serait préservé tout au long du trajet. Une coalition d’ONG a averti que cette construction sans étude environnementale certifiée mettait en péril toute la population du pays.

La femme d’un espion cubain est enceinte, une insémination artificielle et diplomatique

« Diplomatie du bâton, du dollar, du ping-pong, et la dernière : la diplomatie du sperme », écrit le Washington Post. À Cuba, la femme d’un des espions libérés est enceinte grâce à une insémination artificielle. Sur une photo prise lors du concert de Silvio Rodriguez samedi soir à La Havane, on voit Adriana Pérez enceinte et son mari Gerardo Hernandez la main posée sur son ventre. Comment a-t-elle pu tomber enceinte alors que son mari, qui fait partie des trois Cubains libérés la semaine dernière, purgeait une double peine de prison à vie aux États-Unis ? Grâce à une insémination artificielle, « fruit d’un accord entre Cuba et les États-Unis », précise El Nuevo Herald.

Au cours des derniers 18 mois, le gouvernement américain a accepté de transférer du sperme congelé de l’espion cubain à Panama où vivait sa femme. C’est le sénateur américain Patrick Leahy, partisan d’une reprise des relations avec Cuba, qui a lancé la procédure, en demandant un allègement des conditions de détention de l’américain Alan Gross dans les geôles cubaines. La deuxième tentative d’insémination a fonctionné, Adriana Pérez attend une fille qui devrait naître d’ici deux semaines. « Cette affaire entrera dans les annales comme une des plus étranges de l'histoire de la diplomatie américaine », conclut El Nuevo Herald.

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