Etats-Unis / Afghanistan

Etats-Unis: une fin de campagne afghane sans fanfare

Barack Obama a salué, dans un communiqué, la fin de la mission de combat de l’Otan en Afghanistan.
Barack Obama a salué, dans un communiqué, la fin de la mission de combat de l’Otan en Afghanistan. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La mission de combat de l’Otan vient donc de prendre fin en Afghanistan, l’Isaf a baissé son drapeau à Kaboul. Pour les Etats-Unis, c’est une guerre de treize ans qui s’achève. Elle avait été lancée après les attentats du 11-Septembre par George Bush. Mais après un succès militaire fulgurant et la déroute des talibans, ceux-ci allaient au fil des années reprendre leurs attaques. Si bien que plus d’un Américain est sceptique sur les résultats obtenus.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Même s’ils ne sont plus aussi forts qu’en 2001, les talibans demeurent un grave danger pour l’avenir de l’Afghanistan. Un fait qu’a reconnu Barack Obama qui, dans un communiqué, a salué la fin de la mission de combat de l’Otan et honoré les troupes qui en raison de leur service ont, a-t-il dit, permis aux Etats-Unis d’être plus en sécurité.

Le secrétaire à la Défense, Chuck Hegel, s’est de son côté voulu optimiste sur les capacités des militaires afghans à protéger leur pays. « Ont-ils des défis devant eux ? Oui. Ont-ils des jours difficiles devant eux ? Oui. Mais ils ont la capacité de se défendre et de protéger leur peuple », a-t-il estimé.

Les Etats-Unis vont laisser derrière eux environ 10 000 soldats jusqu’en 2016. Même si pour Obama, le retrait de la majorité des forces américaines est l’accomplissement d’une promesse de six ans, rarement la fin d’une guerre, surtout aussi longue, aura été accueillie par les Américains avec autant d’indifférence. La couverture médiatique est minimaliste. Après plus de 2 000 morts, des milliers de blessés et une facture de mille milliards de dollars, nombreux sont ceux qui se demandent si les sacrifices consentis en valaient vraiment la peine et si l’Afghanistan de demain ne va pas ressembler a l’Irak d’aujourd’hui.

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