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Argentine

Attaque de la Tablada en Argentine: réouverture du procès des militaires

Le président Raul Alfonsin, premier président civil après la dictature militaire (1976-1983), sur les lieux de l'attaque de la caserne de La Tablada, dans la province de Buenos Aires le 23 janvier 1989.
Le président Raul Alfonsin, premier président civil après la dictature militaire (1976-1983), sur les lieux de l'attaque de la caserne de La Tablada, dans la province de Buenos Aires le 23 janvier 1989. AFP/Présidence argentine/Victor Bugge
Texte par : RFI Suivre
2 min

La Cour suprême argentine rouvre le procès de militaires responsables d'exécutions sommaires en 1989 lors de l'attaque de la caserne de La Tablada par le mouvement de guérilla du MTP. En première instance la justice avait décidé d'un non-lieu dans le procès de deux militaires poursuivis pour homicide aggravé pour la disparition de deux membres du groupe d'assaillants. La Cour suprême est revenue sur cette décision.

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Le 23 janvier 1989, la base militaire de la Tablada est attaquée par des membres du mouvement guérillero Tous pour la patrie (MTP) qui affirment vouloir empêcher un coup d'Etat. Le siège dure 30 heures et se termine dans le sang : 39 morts parmi les guérilleros et les militaires et policiers, des incarcérations et des exécutions que dénonce Aurora Sanchez Nadal, la mère d'un des assaillants.

« Lorsqu’ils ont arrêté mon fils, durant le siège, il était vivant, raconte Aurora Sanchez à RFI. Toutes les photos et les images de la télé le prouvent. Ils amènent mon fils Ivan Ruiz ainsi que José Diaz, et ensuite ils apparaissent nus et calcinés [sur des clichés du photographe Eduardo Longoni NDLR]. Il y a des preuves qu'ils ont été torturés tous les deux. Donc il y a eu un abus de pouvoir et ils ont utilisés les mêmes méthodes que durant la dictature. »

Les dépouilles des guérilleros tués furent inhumées dans une tombe anonyme des années du cimetière de La Chacarita avant que des prélèvements soient autorisés pour permettre une identification. Plusieurs corps n'ont pas encore été retrouvés dont celui de José Diaz.

Deux militaires sont inculpés pour homicide aggravé, mais la justice tranche : l'affaire est prescrite. La réouverture de ce procès est donc un véritable soulagement pour Aurora. « La disparition c'est la pire des punitions, explique-t-elle. Quand quelqu'un disparaît ça détruit toute la famille parce qu'on désespère de le retrouver ». 

Avec ce procès, la Cour suprême argentine répond à la recommandation de la Commission inter-américaine des droits de l'homme, faite en 1997.

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