Brésil

Brésil: les balles perdues à Rio, un véritable fléau grandissant

Les forces militaires brésiliennes positionnées dans les rues de Mare, un ensemble de favelas de Rio, pendant l'élection présidentielle du 26 octobre 2014.
Les forces militaires brésiliennes positionnées dans les rues de Mare, un ensemble de favelas de Rio, pendant l'élection présidentielle du 26 octobre 2014. AFP PHOTO/VANDERLEI ALMEIDA

Le Brésil assiste à une recrudescence de morts provoquées par des balles perdues à Rio de Janeiro. Depuis début janvier 2015, seize personnes ont été touchées et quatre sont mortes. Des drames liés à la criminalité et sa répression.

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Une fillette de 4 ans atteinte d'une balle en pleine tête alors qu'elle attendait de traverser la rue. Un garçon de 9 ans tué au bord d'une piscine. Ce sont les deux dernières victimes de balles perdues à Rio de Janeiro, capitale économique du Brésil. Au moins dix autres personnes ont été blessées de la sorte, parfois grièvement, en quinze jours. Jamais la ville n'avait connu autant de victimes de balles perdues en une si courte période. La plupart de ces victimes sont issues des favelas, ces bidonvilles accrochés aux collines qui surplombent la baie de Rio.

Les affrontements entre bandes armées et policiers sont de plus en plus fréquents dans les favelas, et leur intensité est nouvelle. « L'audace des gangs ne cesse de croître, ils n'hésitent plus à s'attaquer directement aux commissariats qui ont été implantés dans les favelas », constate un expert cité par la presse brésilienne. Et d'ajouter : « Policiers et criminels sont équipés de fusils d'assaut. Une balle perdue peut parcourir jusqu'à trois kilomètres avant de tuer quelqu'un. »

La ville doit accueillir en 2016 les Jeux olympiques, mais les autorités locales l'assurent que « les athlètes et les touristes seront en sécurité ».

→ À relire : Une application pour cartographier les rues des favelas de Rio

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