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Chili

Chili: Bachelet veut autoriser l'avortement dans certains cas

La présidente chilienne Michelle Bachelet, lors d'une visite au Guatemala, le 30 janvier 2015.
La présidente chilienne Michelle Bachelet, lors d'une visite au Guatemala, le 30 janvier 2015. REUTERS/Josue Decavele
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C'est un projet de loi historique, la présidente du Chili, Michelle Bachelet, a envoyé au congrès ce samedi un projet de loi pour dépénaliser l'avortement. Un grand pas pour ce pays, qui est l'un des sept au monde - seulement - à interdire totalement l'avortement. Au Chili, l'avortement est un crime passible de cinq ans de prison pour les femmes qui avortent, et trois ans pour les médecins.

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Avec notre correspondante à Santiago du ChiliLaurie Fachaux

Plus personne n'y croyait et pourtant : Michelle Bachelet aura attendu le dernier jour avant les vacances du congrès pour envoyer le projet de loi du gouvernement pour dépénaliser l'avortement dans trois cas : danger pour la vie de la femme, malformation du foetus, et viol. En cas de viol, le texte autorise un avortement dans les trois premiers mois de grossesse, et jusqu'à quatre mois et demi pour les mineures de moins de 14 ans.

La présidente socialiste, revenue au pouvoir il y a presque un an, tient donc ici l'une de ses promesses de campagne. Le Chili est l'un des sept pays du monde avec Malte ou encore le Vatican à interdire totalement toute interruption volontaire de grossesse.

Au Chili, l'avortement pour des raisons médicales avait été légalisé en 1931, puis interdit en 1989 à la fin de la dictature d'Augusto Pinochet. Ce projet de loi dans tous les cas sera débattu au congrès à la rentrée au Chili, donc en mars.

Un projet très polémique dans une société catholique à 76%, qui devrait faire l'objet de nombreuses critiques de l'opposition de droite, mais aussi du propre camp de Michelle Bachelet, du côté de la Démocratie chrétienne.


La déclaration de Michelle Bachelet:

« Mes chers amis, la dépénalisation de l’avortement thérapeutique était une promesse de mon gouvernement et aujourd’hui en ce dernier jour de janvier la promesse est tenue. Je sais que c’est un thème sensible. Nous sommes un pays divers où cohabitent différentes sensibilités religieuses, philosophiques et culturelles. On n’est pas toujours d’accord sur des conceptions de vie mais en tant que communauté, on ne peut pas renoncer à l’idée du bien commun et des règles partagées.

C’est pour cela que la forme de ce projet de loi est aussi importante que le résultat escompté. Nous avons besoin de renforcer les droits de la femme et en même temps maintenir et développer le dialogue politique. Je sais que les citoyens suivront de prés le débat parlementaire et assumeront leurs rôles. Je demande aux parlementaires leurs appuis pour aller en avant dans ce projet, et je souhaite que le travail législatif se fasse dans un esprit de dialogue, d’ouverture du respect mutuel ».

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