Etats-Unis

Près de 60% des Américains pour une intervention au sol en Irak

Le président Barack Obama a demandé au Congrès états-unien d'autoriser une force militaire contre le groupe EI, le 11 février 2015.
Le président Barack Obama a demandé au Congrès états-unien d'autoriser une force militaire contre le groupe EI, le 11 février 2015. REUTERS/Jonathan Ernst

Les Américains sont de plus en plus nombreux à se demander s’il ne faudrait pas envoyer des militaires au sol, en Irak et en Syrie, pour lutter contre le groupe Etat islamique. Ils sont 57% contre 49% en septembre dernier à se prononcer en faveur de l’envoi de troupes sur le terrain, selon un sondage réalisé par l’institut américain ORC pour la chaine de télévision CNN. Près de 1 000 personnes ont été interrogées entre le 12 et le 15 février. Une étude donc réalisée après que Barack Obama a demandé au Congrès de l’autoriser à utiliser des « pouvoirs de guerre » contre les terroristes.

Publicité

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

L’opinion américaine est-elle en train d’évoluer sur la manière de lutter contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie ? La question se pose après la publication d’un sondage réalisé par l’institut américain ORC pour la chaine de télévision CNN. La stratégie de la Maison Blanche, « pas de troupes combattantes au sol », était jusque-là en total harmonie avec l’opinion publique, très hostile à un engagement sur le terrain, après 15 ans de conflit en Afghanistan et en Irak.

Les 1 600 hommes des forces spéciales qui sont aujourd’hui en Irak ont une mission de formation des troupes et de protection des installations américaines. Or, d’après cette étude, la position des faucons gagne du terrain dans l’opinion. Certains républicains, en effet, estiment que la guerre contre les terroristes ne se gagnera pas en se limitant à des raids aériens.

Si 57% des Américains sont d’accord avec cette position, cela met la Maison Blanche en porte à faux. Barack Obama estime que si des troupes doivent mener le combat au sol, celles-ci devront appartenir aux pays de la région. Mais cela ne semble plus convaincre les Américains de plus en plus préoccupés par la sécurité de leur pays et de leurs ressortissants.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail