Colombie

Colombie: des hauts gradés de l'armée discutent avec les FARC à Cuba

Le président colombie Juan Manuel Santos (g) et son épouse Maria Clemencia Rodriguez (d) reçus par le roi Felipe VI (d), et la reine Letizia (g), à Madrid, le 1er mars 2015.«Jamais nous n'avions vu les FARC aussi engagées dans le processus, a-t-il déclaré.
Le président colombie Juan Manuel Santos (g) et son épouse Maria Clemencia Rodriguez (d) reçus par le roi Felipe VI (d), et la reine Letizia (g), à Madrid, le 1er mars 2015.«Jamais nous n'avions vu les FARC aussi engagées dans le processus, a-t-il déclaré. EUTERS/Susana Vera

C'est une rencontre historique dans les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC. Pour la première fois, des hauts dirigeants de l'armée colombienne discuteront ce mardi 3 mars avec les responsables militaires de la guérilla. L'objectif de ces négociations à La Havane est d'obtenir un cessez-le-feu bilatéral. Le président colombien Juan Manuel  Santos, en visite officielle en Espagne le 1er mars s'est montré optimiste sur l'issue des pourparlers. « Jamais nous n'avions vu les Farc aussi engagées dans le processus », a-t-il déclaré dans un entretien publié dimanche par le journal espagnol de centre gauche El Pais.

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Le président colombien Juan Manuel Santos a choisi une visite officielle en Espagne pour faire la déclaration tant attendue : mardi 3 mars, cinq généraux et un amiral de l'armée colombienne se rendent à la Havane où ils vont rejoindre une sous-commission des FARC, en charge des questions militaires.

Si la capitale cubaine accueille les pourparlers politiques entre le gouvernement et la guérilla depuis la fin de l'année 2012, c'est la première fois que les véritables acteurs du conflit armé se retrouvent autour de la même table. Leur mission : négocier un cessez-le-feu bilatéral qui pourrait déboucher sur la fin de la guerre qui déchire la Colombie depuis plus de 50 ans.

Il y a un peu plus de deux mois, pour Noël, les FARC déclaraient pour la première fois un cessez-le-feu unilatéral illimité, un geste de bonne foi, selon Bogota. Malgré tout, le président colombien affiche aujourd'hui sa prudence : « Un cessez-le-feu bilatéral doit remplir des conditions extrêmement claires, c'est un sujet complexe », souligne Juan Manuel Santos. La cessation des hostilités s'intègre dans le cinquième et dernier point de l'agenda des pourparlers, celui de la fin du conflit qui comprend le désarmement, la démobilisation et la réintégration des guérilléros dans la société.

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