La revue de presse des Amériques

A la Une: Benyamin Netanyahu devant le Congrès américain

Benyamin Netanyahu, lors de son intervention à l'Aipac, à Washington, le 2 mars 2015.
Benyamin Netanyahu, lors de son intervention à l'Aipac, à Washington, le 2 mars 2015. REUTERS/Jonathan Ernst

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Un discours de ce mardi 3 mars 2015 suscite beaucoup de débats à Washington, écrit le New York Times. Avant l’allocution du Premier ministre israélien, le président américain a tenu à défendre sa politique à l’égard de l’Iran. « Barack Obama n’a pas caché que lui et Benyamin Netanyahu sont profondément divisés sur la question de savoir comment empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires ».

D’après le New York Times, le président américain a présenté le Premier ministre israélien comme étant alarmiste. « Il était déjà très sceptique concernant l’accord préalable à la négociation, affirmant que I’Iran ne l’accepterait jamais. Et finalement rien de tout cela n’est arrivé », a conclu Barack Obama. Des propos repris par le New York Times.

« Ne huez pas, restez poli ! »

Benyamin Netanyahu aura réussi au moins une chose : diviser la classe politique américaine et la communauté juive du pays. Certains journaux, comme le Washington Post, se demandent quelles conséquences cette visite controversée aura sur les relations entre les deux pays. Peut-être ces relations seront-elles plus « politisées » à l’avenir, estime le quotidien.

En tout cas, l’ambiance hier à la conférence de l’Aipac (la principale organisation juive aux Etats-Unis) était clairement en faveur de Netanyahu. Pour éviter les dérapages d’un public très hostile à la politique iranienne du président Obama, les délégués étaient priés de ne pas insulter l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Samantha Power, qui s’est exprimée peu avant le Premier ministre. Sur les murs de la salle, raconte le Washington Post, les organisateurs avaient accroché des pancartes avec des avertissements : « Don’t boo ! Be friendly ! », « Ne huez pas, restez poli ! ».

Rester poli, c’est aussi ce que semble se dire Benyamin Netanyahu qui selon Politico tente de minimiser l’incident diplomatique, en affirmant que « les Etats-Unis et Israël sont plus que des amis », des propos prononcés hier lors du discours devant l’Aipac. Mais pour le Boston Globe, l’attitude du Premier ministre pèse déjà sur les efforts déployés par la diplomatie américaine en vue de trouver un accord avec l’Iran. « Si Netanyahu réussit à affaiblir le soutien du Congrès aux négociations en cours, cela menacerait directement le travail du secrétaire d’Etat John Kerry, qui s’est profondément investi dans cette mission », estime le Boston Globe.

Les juges argentins remontés contre la présidente Kirchner

En Argentine, rien ne va plus entre la présidente et le corps judiciaire. Dans son discours à la nation, le dernier de son mandat, avant-hier, Cristina Kirchner s’en est violemment pris aux juges, parlant d’un « parti judiciaire qui se croit indépendant de la Constitution ».D’après Clarin, ces propos ont provoqué colère et malaise au sein du corps judiciaire.

Ce mardi, le président de la Cour suprême doit s’exprimer pour inaugurer la rentrée judiciaire. Mais le ton de son discours sera modéré, croit savoir le journal. Il n’est pas question de répondre directement à ce que beaucoup de juges argentins considèrent comme une « agression » de la présidente à leur égard. Selon Clarin, le président de la Cour suprême devrait plutôt défendre l’indépendance de la justice en Argentine.

Les nouvelles de Fidel Castro

C’est à la Une du journal officiel Granma. L'ancien président cubain Fidel Castro a rencontré, ce week-end chez lui, les cinq agents cubains qui étaient emprisonnés aux Etats-Unis et dont trois ont été libérés en décembre dans le cadre du rapprochement entre les deux pays.

« Je les ai reçus… 73 jours après qu'ils aient posé le pied en terre cubaine », a écrit Fidel Castro dans une lettre publiée par plusieurs journaux officiels dont Granma. Les qualifiant de « héros antiterroristes », il dit avoir écouté « les merveilleux récits héroïques du groupe ». D’après l’ancien lider máximo, la rencontre a duré 5 heures, 5 heures qui l’ont rendu « très heureux ».

Haïti, un pays en « pilotage automatique »
 
Un étudiant maltraité emprisonné sans charges, l’ancien chef de la sécurité présidentielle Oriel Jean assassiné, des bus incendiés… et les autorités qui gardent le silence. C’est à la Une du Nouvelliste. « Aucune déclaration n’est venue éclairer l’opinion. Cela n’a rien de rassurant », peut-on lire dans l’éditorial de Frantz Duval. Et le directeur du quotidien de poursuivre : « En attendant, nous jouons avec des étincelles, de la gazoline et des objectifs divergents. L’avenir est sur pilotage automatique. Le pays aussi », conclut le Nouvelliste 

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