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Etats-Unis/Venezuela

Tensions diplomatiques accrues entre les Etats-Unis et le Venezuela

Un graffiti anti-américain à Caracas, le 9 mars 2015.
Un graffiti anti-américain à Caracas, le 9 mars 2015. REUTERS/Jorge Silva
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C’est un pas de plus dans la guerre diplomatique que se livre les Etats-Unis et le Venezuela. Après l’annonce des autorités de Caracas, au début du mois de mars, qui oblige désormais les ressortissants américains à obtenir un visa pour se rendre au Venezuela, la Maison Blanche a annoncé ce lundi 9 mars le renforcement des sanctions contre plusieurs responsables vénézuéliens, accusés de violation des droits de l’homme.

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Le ton se durcit entre les deux pays, alors que le Venezuela traverse une crise économique sans précédent et que l’opposition au président Nicolas Maduro fait face à une intensification de l’offensive des autorités pour tenter de la faire taire.

Une fois n’est pas coutume, c’est le président américain lui-même qui en a fait l'annonce. « Moi, Barack Obama, je considère que la situation au Venezuela constitue une menace pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis », a-t-il déclaré. Une position qui fait monter d’un cran la tension entre les deux pays. Le président américain a signé ce lundi un décret qui renforce les sanctions contre 7 fonctionnaires et anciens fonctionnaires, tous membres ou anciens membres de la police, de la justice et de l’armée vénézuélienne.

Manifestations antigouvernementales

Selon la presse américaine, ils auraient pris part à la répression contre les manifestations antigouvernementales qui avaient fait 43 morts en 2014. Ces sanctions prévoient le gel des avoirs et des interdictions de visas. La Maison Blanche, dans un communiqué publié ce lundi, se dit fortement préoccupée par l’intimidation de l’opposition par les autorités de Caracas.

Pour l’instant, le gouvernement de Nicolas Maduro n’a pas tenu à réagir publiquement. Delcy Rodriguez, ministre vénézuélienne de la Communication et de l’Information, a botté en touche durant une conférence de presse ce lundi, précisant tout de même que le gouvernement répondrait rapidement aux déclarations de Barack Obama. Mais Caracas a tout de même décidé de rappeler pour consultation immédiate son chargé d’affaires aux Etats-Unis, c'est-à-dire son plus haut représentant diplomatique à Washington.

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