Etats-Unis/Iran

Nucléaire iranien: à Lausanne, six jours pour trouver un accord

John Kerry espère régler les différends avec l'Iran afin de pouvoir trouver un accord-cadre dès le 31 mars.
John Kerry espère régler les différends avec l'Iran afin de pouvoir trouver un accord-cadre dès le 31 mars. REUTERS/Brian Snyder

Un climat d’optimisme modéré règne à Washington alors que John Kerry et son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, se retrouvent ce dimanche à Lausanne, avec le groupe 5+1, pour une nouvelle série de négociations sur le nucléaire iranien. Le secrétaire d’Etat américain a déclaré « espérer » un accord politique « dans les prochains jours ».

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Les discussions qui pourraient durer jusqu’à vendredi vont être suivies de très près par Washington qui les considère presque comme celles de la dernière chance avant la date butoir du 31 mars. John Kerry espère obtenir un accord-cadre à ce moment-là, ce qui laisserait trois mois pour régler les détails techniques permettant de conclure un accord final.

Il règne tant au sein de l’administration américaine que chez les experts un optimisme relatif sur les chances de parvenir au moins à un accord-cadre dans les délais prévus. Prudemment, samedi à Charm el-Cheikh, Kerry s’est toutefois montré très réservé sur les chances de succès, notant qu’il restait encore pas mal de différends à régler.

Bien involontairement, les républicains ont fourni aux deux parties une couverture en cas d’échec: Washington et Téhéran pourront les blâmer pour la lettre sans précédent que 47 d’entre eux ont envoyée à l’ayatollah Khamenei, le prévenant que tout accord signé par Obama pourrait être annulé par le Congrès après son départ en 2017. Un consultant du groupe Eurasie, cité par le Washington Post pense que l’accord-cadre est possible, mais fixe à 40% les chances d’un accord final.

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