Revue de presse des Amériques

A la Une: retour sur les manifestations au Brésil

Lors des manifestations de dimanche 15 mars, les Brésiliens n'ont pas hésité à demander la destitution de la présidente Dilma Rousseff.
Lors des manifestations de dimanche 15 mars, les Brésiliens n'ont pas hésité à demander la destitution de la présidente Dilma Rousseff. REUTERS/Paulo Whitaker

Publicité

Au Brésil les manifestations ont rassemblé près de deux millions de Brésiliens dimanche. Des Brésiliens qui n’ont pas hésité à réclamer la destitution de la présidente Dilma Rousseff. La plupart des manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre la corruption selon l’institut de sondage Datafolha, qui a réalisé cette enquête pendant les marches, indique Folha de Sao Paolo. C’est aussi ce qu’a retenu la présidente Dilma Rousseff  qui s’est adressée aux Brésiliens hier : « Un des sujets présents dans les manifestations de vendredi et de dimanche était la lutte contre la corruption et l’impunité. Nous sommes tous absolument d’accord avec cette requête populaire, et nous sommes totalement déterminés à prendre des mesures qui accélèrent la lutte contre la corruption. »

Et la présidente a ajouté : le gouvernement doit « entendre les manifestants, dialoguer et agir ». Et lorsque Dilma Rousseff a vu les milliers de personnes dans la rue, elle a dit ne pas avoir pu s’empêcher de penser que cela avait valu la peine de se battre pour la liberté et la démocratie, d'après Carta Capital. « Ce pays est maintenant plus fort que jamais », a-t-elle lancé. Mais elle a de nouveau justifié sa politique d’ajustement économique pour lutter contre la crise, en reconnaissant toutefois qu’elle avait pu commettre des erreurs.

 
Américains et Cubains se retrouvaient ce lundi pour un troisième round de négociation à La Havane

Des discussions qui se déroulent dans le cadre du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Des entretiens auxquelles la presse n’avait pas été conviée. D’ailleurs, aucune conférence de presse n’était prévue. C’est donc l’hermétisme qui prévaut dans cette troisième rencontre entre Roberta Jacobson et Josefina Vidal, les deux femmes en charge de mener les discussions entre les États-Unis et Cuba. C’est d’ailleurs le titre qu’a choisi de mettre en Une El Nuevo Herald.

Malgré ce mutisme, le journal floridien pense savoir que les deux parties travaillent dans la continuité de leur rencontre du 27 février. C'est-à-dire qu’elles tentent de trouver un accord pour la réouverture de délégations (à La Havane pour les États-Unis et à Washington pour Cuba). Le but est d’annoncer la réouverture de ces représentations diplomatiques avant ou pendant le sommet des Amériques qui se tiendra les 10 et 11 avril prochain au Panama et pour lequel Raul Castro a été convié pour la première fois.

Pour l’instant, deux points d’achoppements bloquent pour l’instant toutes solutions. Tout d’abord, Cuba réclame que les États-Unis retirent l’île de sa liste des pays qui financent le terrorisme, selon El Nuevo Herald. D’ailleurs, la visite officielle hier du ministre nord-coréen des Affaires étrangères à La Havane, annoncée par Cuba Debate, ne va pas faciliter les choses. Et puis La Havane réclame également à l’administration américaine qu’elle mette un terme au problème d’ordre bancaire que rencontre sa représentation actuelle à Washington, ce qui devrait être plus simple à régler, estime El Nuevo Herald.

Une autre diplomatie pourrait venir en aide à celle des autorités, il s’agit de la diplomatie du sport. C’est en tout cas ce que pensent de nombreux experts. Et l’annonce hier lundi de l’organisation d’un match le 2 juin prochain entre le club du Cosmos de New York et la sélection cubaine va dans ce sens, estime le New York Times.

Granma publie aujourd’hui une lettre de Fidel Castro adressée à Nicolas Maduro, le président vénézuélien.

C’est une manière habituelle de procéder à Cuba. On montre son soutien à ses alliés en publiant de grands pamphlets dans la presse officielle (Granma est l’organe officiel du parti communiste cubain). Fidel Castro estime que Nicolas Maduro devrait rappeler lors du sommet de l’Alba (Alliance bolivarienne pour les Amériques), qui doit s’ouvrir aujourd’hui à Caracas, que pendant trop longtemps le Venezuela a servi les intérêts des États-Unis et de l’Europe en se faisant piller ses matières premières et surtout son pétrole. Mais grâce à la lutte de Simon Bolivar, puis à la révolution bolivarienne d’Hugo Chavez, cette situation a pris fin selon l’ancien dirigeant cubain.

D'après Fidel Castro le Venezuela a toujours été disposé à discuter avec les États-Unis, mais de manière « civilisée et pacifique » précise-t-il et jamais sous la menace. Enfin Fidel Castro loue la qualité et l’équipement de l’armée vénézuélienne, la meilleure d’Amérique latine selon lui et qui est « prête à verser jusqu’à la dernière goutte de sang pour sa patrie ».

Aujourd’hui s’ouvre à Caracas le sommet de l’Alba pour aborder la situation du Venezuela.

Et d’après El Nacional, ce sommet doit permettre aux pays membres de cet organisme créé par Hugo Chavez d’adopter une position commune avant la tenue du sommet des Amériques des 10 et 11 avril, alors que les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Venezuela sont au plus mal.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail