La revue de presse des Amériques

A la Une: Etats-Unis, Ted Cruz candidat pour la primaire républicaine

Le sénateur républicain Ted Cruz confirme sa candidature à la primaire républicaine, le 23 mars 2015 à la Liberty University de Lynchburg.
Le sénateur républicain Ted Cruz confirme sa candidature à la primaire républicaine, le 23 mars 2015 à la Liberty University de Lynchburg. REUTERS/Chris Keane

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C’est le sénateur texan qui l’a annoncé la nuit dernière sur son compte Twitter, nous détaille ce matin le LA Times. Selon le quotidien californien, le sénateur texan, d’origine cubaine, devrait faire l’annonce officielle aujourd’hui. Et pas n’importe où : à la Liberty University de Lynchburg, en Virginie. Une institution baptiste fondée par le révérend Jerry Falwell, considérée comme un haut lieu du conservatisme pour les élus républicains, selon le New York Times.

Cette annonce de la candidature de Ted Cruz sera la première véritablement « officielle » d’après le Miami Herald qui s’attend à ce que d’autres noms suivent. Le journal cite entre autre Jeb Bush, le frère de l’ancien président américain. L’ancien gouverneur de la Floride devrait être suivi par un autre Floridien : Marco Rubio, ainsi que Rand Paul du Kentucky, Scott Walker, gouverneur du Wisconsin et le camarade texan de Ted Cruz : Rick Perry.

Selon le Miami Herald, bien que Ted Cruz, membre du Tea Party, dispose d’une base solide dans l’aile la plus conservatrice du Parti républicain, son intransigeance est telle qu’il aura du mal à rassembler chez les modérés de son parti. Ted Cruz, selon ce quotidien, n’hésite pas à affronter les démocrates et les membres de son parti sur des sujets tels que l’immigration, la politique étrangère, sans parler de sa grande obsession : la réforme de la santé de Barack Obama.

Avocat de 44 ans, formé aux universités de Princeton et de Harvard, élu sénateur du Texas en 2012, marié et père de deux enfants, Ted Cruz ne devrait capitaliser que peu de voix selon le Washington Post (qui table sur 4 % des voix). Mais son conservatisme pourrait orienter les débats vers les questions qui lui sont chères : à savoir l'Obamacare, la réforme de législation sur l’immigration, la politique étrangère américaine et la lutte contre les déficits du gouvernement fédéral.

Felipe Gonzalez, l’ancien chef du gouvernement espagnol, va défendre deux opposants vénézuéliens
 
Et pas des moindres : Leopoldo Lopez, chef du parti Voluntad Popular, qui est incarcéré depuis maintenant un an pour avoir incité ses compatriotes à manifester l’année dernière et Antonio Ledesma, maire de Caracas, arrêté le 19 février dernier, pour être, selon les autorités, l’un des commanditaires d’un coup d’Etat qui visait à renverser Nicolas Maduro rappelle le quotidien chilien El Mercurio.

Ce sont les familles et les avocats de ces deux opposants qui ont contacté l’ancien chef d’Etat espagnol selon ce quotidien. Ils lui ont demandé de l’aide et sa collaboration. Felipe Gonzalez a accepté à cause de la constante détérioration des droits de l’homme au Venezuela, et l’absence de garanties juridiques des accusés selon des sources proches de l’ancien dirigeant politique. Pour l’instant, on ne sait pas encore dans quel cadre Felipe Gonzalez pourrait intervenir.

La Havane reçoit aujourd’hui la visite de Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne

Une visite de deux jours qui s’inscrit dans le cadre des négociations entre Cuba et l’Union européenne en vue d’un accord sur le dialogue politique et la coopération entre les deux parties, rappelle ce matin le quotidien vénézuélien El Universal. Un processus qui a été entamé il y a un peu moins d’un an, avant la reprise du dialogue entre La Havane et Washington, mais qui va désormais être conditionné par ce dernier, estime le journal de Caracas.

Selon El Nuevo Herald, il s’agit d’une visite cruciale. C’est d’ailleurs la toute première fois que le plus haut représentant de la politique étrangère de l’Union européenne se rend à Cuba, souligne le quotidien. Lors des dernières conversations, l’UE révélait les différences d’interprétations entre ses représentants et les cubains sur la question des droits de l’homme. La Havane avait ensuite appelé au principe de non-ingérence dans les affaires internes.

Federica Mogherini doit rencontrer demain Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères. Ce dernier se rendra d’ailleurs à Bruxelles dans les prochaines semaines selon El Nuevo Herald. Pour l’instant, Américains et Européens ne se sentent pas en concurrence sur les négociations entamées de part et d’autre avec Cuba, bien au contraire, El Nuevo Herald estime justement que ces deux processus sont complémentaires.

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