Argentine/Chili

L’Argentine touchée par les cendres du volcan chilien

Des habitants de la ville chilienne Ensenada déblaient les cendres qui s'accumulent, le 24 avril.
Des habitants de la ville chilienne Ensenada déblaient les cendres qui s'accumulent, le 24 avril. REUTERS/Ivan Alvarado

L’Argentine commence à subir les conséquences de l’entrée en activité, en milieu de semaine, du volcan chilien Calbuco. Portées par les vents orientés à l’Est, les cendres émises par le volcan ont traversé les Andes pour tomber sur le sud-argentin et, continuant leur route vers le Nord, elles ont atteint samedi 25 avril la capitale.

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Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

On ne les voit pas à l’œil nu, mais les cendres du volcan Calbuco, après avoir parcouru 2 000 kilomètres, sont bien arrivées à Buenos Aires. En témoignent un ciel légèrement voilé et les yeux irrités de certains habitants de la capitale argentine. Selon les experts, les fines particules du nuage volcanique ne sont pas toxiques, mais elles peuvent gêner le trafic aérien.

Leur concentration dans l’atmosphère est mesurée en permanence et, depuis vendredi, des dizaines de vols ont été annulés ou retardés dans les deux aéroports de Buenos Aires.

La situation est plus grave dans le sud du pays. Entre la cordillère des Andes et l’océan Atlantique, sur une moitié de la vaste Patagonie, une fine pluie de cendres est tombée. Dans la région proche du volcan, sur le versant argentin des Andes, l’alerte est permanente. Dès la première éruption, les aéroports et les écoles ont dû être fermés. Ici, la couche de cendres est épaisse.

Pompiers, agents municipaux et commerçants s’efforcent de la déblayer, pour éviter que ne se reproduise la catastrophe de 2011. L’éruption d’un autre volcan chilien, le Puyehue, avait paralysé la vie économique de cette région touristique pendant plusieurs mois.

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