Colombie / FARC

Colombie: reprise des discussions de paix malgré les violences

Des soldats colombiens se préparent à une offensive contre les FARC dans une base du Choco.
Des soldats colombiens se préparent à une offensive contre les FARC dans une base du Choco. AFP PHOTO/LUIS ROBAYO

L'armée colombienne a lancé ce lundi 25 mai dans le département du Choco, une nouvelle offensive contre les FARC, qui a fait cinq morts, dont le chef du front qui opérait dans la région. C'est la troisième offensive menée par les autorités en une semaine. Une quarantaine de guérilleros y ont trouvé la mort. Les FARC ont répliqué en suspendant la trêve unilatérale qu'elles avaient décrétée il y a six mois. Mais malgré cette escalade de la violence, les FARC et le gouvernement ont repris ce lundi les discussions de paix et ont appelé à la poursuite des négociations.

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C'est un nouveau coup porté aux FARC. Lundi, cinq guérilleros auraient été tués dans des bombardements de l’armée colombienne dont le chef du Front 18, Alfredo Alarcón Machado, alias Román Ruíz. Les autorités offraient 500 000 dollars pour la capture de ce chef, qui serait très proche d'un des négociateurs des FARC à La Havane.

Dans la capitale cubaine où se tiennent les négociations de paix, le commandant de la guérilla Pablo Catatumbo a souhaité poursuivre les discussions entamées il y a près de trois ans, malgré la reprise des violences. « Il est certain que les événements tragiques de la semaine dernière sont un recul par rapport aux avancées que nous avions réussies jusqu'à présent lors des discussions à La Havane. Les dialogues de paix ont besoin d’une forte impulsion, qui ne peut être donnée qu'avec un cessez-le-feu bilatéral », a-t-il regretté.

De son côté, le président Juan Manuel Santos refuse un cessez-le-feu des forces armées avant d'arriver à un accord de paix définitif. Il avait annoncé la reprise des bombardements mi-avril après une embuscade où onze militaires avaient été tués. Mais dans un geste d'apaisement, il a ordonné lundi la remise des corps des guérilleros à leurs familles, comme le réclamaient les FARC, alors que jusqu'à présent ils étaient enterrés de façon anonyme. « Il n'y a pas de bonne guerre ni de morts qui ne valent rien, c'est pour cela qu'il faut accélérer les discussions, a-t-il déclaré, même s'il est, difficile de négocier alors que le conflit n'est pas terminé. »

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