Etats-Unis/ Armes

Charleston: la provocation de la NRA

Barack Obama a déclaré le 19 juin 2015 que la tuerie de l'église de Charleston montrait que la nécessité d'un contrôle plus strict des armes à feu finirait pas prévaloir.
Barack Obama a déclaré le 19 juin 2015 que la tuerie de l'église de Charleston montrait que la nécessité d'un contrôle plus strict des armes à feu finirait pas prévaloir. REUTERS/Las Vegas Sun/Steve Marcus

Aux États-Unis, le massacre de neuf fidèles, dans une des plus anciennes églises noires, a relancé le débat sur les armes à feu. Lors d'une discussion sur un site internet, un responsable de la NRA, un groupe qui défend le droit des Américains de posséder des armes à feu, a de son côté mis en cause le pasteur de l'église attaquée, en lui reprochant de s'être opposé au port d'armes dans les lieux de culte.

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Charles Cotton est membre du comité exécutif de la NRA, la National Rifle Association. Ce juriste, installé à Houston, a écrit sur un forum de discussions que « si les victimes avaient été autorisées à porter des armes dans l'église, elles seraient encore vivantes, car elles auraient pu se défendre ».

Selon lui, ces personnes innocentes sont mortes à cause des prises de position contre la détention d'armes à feu du pasteur et sénateur de Caroline du Sud, Clementa Pinckney, qui a été lui-même tué dans la fusillade. La discussion a été supprimée du site internet, mais ses propos ont provoqué une vague d'indignation.

Pourtant, selon une étude publiée mercredi par le Centre sur la Violence, une organisation qui prône le contrôle des armes, contrairement aux arguments de la NRA, les particuliers sont bien plus susceptibles de se blesser eux-mêmes ou de faire du mal à autrui avec leurs propres armes, que de tuer des criminels ou de prévenir des crimes.

Cela n'a pas empêché le sénateur du Texas, Ted Cruz, d'accuser les démocrates d'utiliser le massacre de Charleston comme excuse pour s'attaquer au second amendement sur la liberté du port d'armes. Même réplique du candidat à l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle, Rick Perry, ancien gouverneur du Texas, qui lui, a qualifié la tuerie d'« accident ».

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