Mexique

De plus en plus d’enfants centraméricains arrêtés au Mexique

Près de 12 000 enfants centraméricains ont été arrêtés par la police, les services migratoires ou même l'armée, dans le sud du pays, après avoir transité par le Guatemala.
Près de 12 000 enfants centraméricains ont été arrêtés par la police, les services migratoires ou même l'armée, dans le sud du pays, après avoir transité par le Guatemala. Reuters / Henry Romero
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Mexique, le nombre de détentions de mineurs centraméricains en route pour les Etats-Unis est en forte hausse cette année. Provenant du Honduras, du Guatemala et du Salvador, ces enfants et adolescents sont arrêtés par la police, l’armée ou les services migratoires mexicains après avoir franchi la frontière avec le Guatemala, passage obligé pour tous les migrants centraméricains.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

Près de 12 000 centraméricains arrêtés au sud du Mexique depuis le début de l’année. C’est 50% de plus que l’an passé durant la même période. Parmi ces jeunes migrants, 6 000 voyageaient seuls ou avec un passeur, sans être accompagnés par un membre de leur famille. Plus grave encore : 4 000 d’entre eux avaient moins de 11 ans.

Cette augmentation du nombre des détentions au Mexique s’explique par la mise en place, depuis juillet dernier, du « Programme frontière sud ». Une initiative prise par le gouvernement mexicain en réponse à la pression des Etats-Unis. Car Washington veut à tout prix éviter une nouvelle crise comme celle de l’an passé, provoquée par le déferlement sur son territoire de quelque 60 000 jeunes centraméricains. En conséquence de quoi, le Mexique a militarisé sa zone frontière avec le Guatemala pour empêcher un nouvel afflux de migrants vers les Etats-Unis.

Mais on peut aussi voir dans cette augmentation des détentions les prémices d’une nouvelle vague migratoire des Centraméricains, et notamment des enfants. Car les conditions de pauvreté et de violence qui les poussent à quitter leur pays n’ont pas changé. Elles ont même empiré, comme c’est le cas au Salvador.

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