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La revue de presse des Amériques

A la Une: Colombie, l’affaire des «faux positifs»

Le président colombien Juan Manuel Santos, le 17 avril 2015 à Bogota.
Le président colombien Juan Manuel Santos, le 17 avril 2015 à Bogota. REUTERS/Jose Miguel Gomez

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L’affaire dite des « faux positifs » est une épine dans le pied de l’armée colombienne. Des centaines de civils étaient enlevés, puis assassinés, les militaires les faisant passer pour des guérilleros tués au combat. Un système mis en place pour « faire du chiffre, obtenir des jours de repos, des récompenses ou des primes », explique l’avocat Sergio Arboleda Góngora dans les colonnes d’El Colombiano.

Selon le ministère public, plus de 5 000 agents de l’Etat font l’objet d’une enquête pour « faux positifs », rappelle El Espectador. Le directeur de Human Rights Watch a rencontré, à Bogota, le président Juan Manuel Santos pour lui présenter le rapport mis en cause par le procureur pour « manque de sérieux », indique le journal.

Juan Manuel Santos a publiquement soutenu les hauts gradés mis en cause 

Le président Juan Manuel Santos a réfuté le rapport, écrit El Espectador. Son ministre de la Défense, Luis Carlos Villegas, a déclaré que les généraux sauraient se défendre et que les agissements des forces armées sont de moins en moins mis en cause. Parmi les hauts gradés pointés dans le rapport, figurent le général Lasprilla, commandant de l’armée, et le général Rodriguez, commandant des Forces armées, signale El Colombiano. Les deux hauts responsables militaires ont fait savoir qu’aucune enquête ne les visait.

José Miguel Vivanco de Human Rights Watch, qui a octroyé une interview à Semana, a assuré au président colombien que ce rapport n’était pas destiné à entacher l’image de l’armée. Au contraire, a-t-il déclaré, écrit El Espectador, il faut tourner cette page sombre de l’histoire colombienne. C’est un appel à l’armée pour qu’elle coopère avec la justice et que ce ne soient pas uniquement de simples soldats qui comparaissent. Selon le rapport, qui se base sur des analyses du ministère public, les enquêteurs auraient identifié plus de 180 bataillons suspectés d’avoir participé à ces exécutions entre 2002 et 2008.

Un ancien député colombien condamné pour le meurtre d’un journaliste commis il y a 13 ans

C’est la fin de 13 ans d’impunité, titre El Espectador. L’ancien député Ferney Tapasco a été condamné mercredi à 36 années de prison par le tribunal de Caldas pour avoir commandité l’assassinat d’Orlando Sierra, sous-directeur du journal La Patria. Celui-ci critiquait l’ex-député pour ses liens avec les paramilitaires et ses magouilles pour placer sa famille dans les affaires. Les tueurs avaient été arrêtés et condamnés, mais Tapasco avait été blanchi par un juge en décembre 2013. Cette fois, 13 ans après les faits, la justice a tranché.

Etats-Unis : l’auteur des attentats de Boston, Djokhar Tsarnaev, s’est excusé pour la première fois auprès des victimes

Quelques minutes avant d’être formellement condamné à mort, Djokhar Tsarnaev a surpris ses victimes en faisant sa première déclaration publique depuis l’ouverture de son procès, relève le Boston Globe. « Je suis désolé pour les vies que j’ai prises, pour les souffrances que j’ai causées, pour les dégâts irréparables que j’ai commis », a-t-il déclaré devant une salle silencieuse, poursuit le journal qui publie le texte complet de son intervention.

Jusqu’alors, explique le Washington Post, les seuls mots qu’il avait prononcés avaient été : « non coupable ». Des parents de victimes ont déclaré que ce qu’il avait fait était répugnant, d’autres l’ont qualifié de lâche, certains lui ont pardonné. Tsarnaev, qui deviendra le 62e condamné à mort fédéral, sera transféré dans la prison de Terre Haute dans l’Indiana où il attendra son procès en appel, ce qui pourrait prendre plusieurs années conclut le Washington Post.

L’ex-dictateur du Panama, Manuel Noriega, a pour la première fois demandé pardon à ses victimes

Depuis sa cellule dans la prison El Renacer à Panama, où il est emprisonné depuis 2011, Noriega a demandé pardon « en tant que dernier général de l’époque militaire, pour mes supérieurs hiérarchiques et mes subalternes », rapporte La Estrella de Panama. Et le journal d’énumérer les qualificatifs accumulés par le général Noriega : le plus craint des militaires panaméens, l’homme fort de la dictature, le pion des « gringos » et des « narcos » colombiens, le stratège des services secrets de Torrijos, l’administrateur des affaires sales du régime militaire, l’ami des Israéliens et chevalier de la légion d’honneur de la France [décoré en 1987 par François Mitterrand]...

« Face d’ananas » s’est donc repenti face aux Panaméens après 25 ans de réflexion en prison. A 81 ans, Manuel Noriega, qui a purgé des peines de prison aux Etats-Unis, en France et au Panama pour blanchiment d’argent homicides et trafic de drogue, se dit totalement en paix, et se déclare « fils de Dieu », affirmant qu’il s’est rapproché de l’Eglise et a renforcé sa réflexion chrétienne, renchérit le site Panamá América. Selon son avocat, cet acte de contrition est sincère et n’a rien à voir avec les demandes de transfert de sa prison vers une résidence surveillée. Transfert qu’il tente d’obtenir depuis plusieurs mois, conclut La Estrella.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff se rend aux Etats-Unis lundi prochain

Après le scandale des écoutes de son téléphone personnel, ainsi que de celui de certains membres de son cabinet par la NSA (l’agence de renseignement américaine), Dilma Rousseff avait annulé son voyage aux Etats-Unis en septembre 2013. Près de deux ans plus tard, le dégel est entamé et Dilma Rousseff est attendue lundi prochain à Washington.

Selon Folha de Sao Paolo, elle devrait se rendre au mémorial Martin Luther King à Washington pour rendre hommage au leader des droits civiques et aux victimes du massacre de Charleston. Une visite en compagnie de Barack Obama le 29 juin, avant d’être reçue à la Maison Blanche. Le journal rappelle que le Brésil et les Etats-Unis ont un plan conjoint pour l’élimination des discriminations raciales, signé en 2008 par l’ex secrétaire d’Etat Condoleeza Rice, qui avait à l’époque effectué une visite à Salvador de Bahia.

 

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