Equateur / Manifestations anti-Correa

Equateur: manifestations quotidiennes contre le régime de Correa

Les opposants au gouvernement de Rafael Correa ont manifesté ce jeudi 2 juillet 2015 dans les rues du centre de Quito alors que les partisans au régime s'étaient rassemblés sur la place de l'Indépendance, face au palais présidentiel.
Les opposants au gouvernement de Rafael Correa ont manifesté ce jeudi 2 juillet 2015 dans les rues du centre de Quito alors que les partisans au régime s'étaient rassemblés sur la place de l'Indépendance, face au palais présidentiel. REUTERS/Guillermo Granja
Texte par : RFI Suivre
2 mn

A deux jours de l’arrivée à Quito du pape François pour son premier voyage officiel en Amérique latine du 5 au 8 juillet, la tension monte en Equateur. Depuis plusieurs semaines, l’opposition multiplie les manifestations, désormais pratiquement quotidiennes, contre le régime du président Correa.

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Avec notre correspondant à Quito, Eric Samson.

Les manifestants reprochent à Rafael Correa son autoritarisme et critiquent deux récents projets de loi qui cherchent officiellement à redistribuer la richesse en augmentant les impôts sur la plus-value et les héritages. Le régime, lui, parle d’une tentative de coup d’Etat.

C’est d’abord le ministre de l’Intérieur, José Serrano, qui a ouvert les hostilités. Il n’a pas donné de preuves, mais pour lui, un plan sinistre est en marche. « Prendre de force le palais présidentiel, organiser les manifestants pour occuper toutes les entrées de la place de l’Indépendance et rompre les cercles de protection policiers. Prendre de force les aéroports de Quito et Guayaquil et contrôler les postes frontières au Nord et au Sud du pays, à Rumichaca et Huaquillas ». Voilà ce à quoi aspireraient, selon le ministre, les manifestants opposés au régime de Rafael Correa.

« Ne pas diaboliser des expressions adverses »

Le régime a donc mobilisé ses fidèles pour occuper la place de l’Indépendance en face du palais présidentiel, ce qui n’a pas manqué d’étonner le porte-parole de la Conférence épiscopale, David de la Torre. « Nous ne devons pas, quelle que soit la place dans la société équatorienne que nous occupons, diaboliser des expressions adverses. Au lieu de voir ce qui arrive en ce moment dans notre pays comme un attentat contre la stabilité politique, il faut le voir comme une dynamique normale et naturelle de la vie en société », estime-t-il.

Ironisant sur les peurs du régime, l’opposition continue de profiter de l’effet médiatique de la visite papale. L’Eglise a, quant à elle, demandé un arrêt des manifestations et l’organisation d’un grand dialogue national.

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