Equateur

En Equateur, le pape François renoue avec son passé jésuite

Une fillette dans la foule accueillant le pape François, ce dimanche 5 juillet à Quito, en Equateur.
Une fillette dans la foule accueillant le pape François, ce dimanche 5 juillet à Quito, en Equateur. REUTERS/Kevin Granja
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le pape François, en tournée en Amérique du Sud, est arrivé dimanche après-midi à Quito. Il doit ensuite se rendre en Bolivie et au Paraguay. En Equateur, il doit notamment retrouver une veille connaissance : le père Paquito, qui était en charge de l’éducation des jeunes jésuites argentins lorsque Jorge Maria Bergoglio était à la tête du centre d’études théologiques d’Argentine.

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Avec notre correspondant à Guayaquil, Eric Samson

Le pape François est arrivé dimanche en Equateur, première étape de son voyage pastoral en Amérique du Sud. A son arrivée à Quito, le pape a salué « les progrès et le développement en cours » en Amérique latine, qui « garantissent un avenir meilleur pour tous ». Mais celui qui est le premier pape catholique originaire d’Amérique latine a aussi plaidé pour qu’une « une attention spéciale [soit] accordée à nos frères les plus fragiles et aux minorités les plus vulnérables, envers lesquels l'Amérique latine conserve une dette ».

Après une nuit de repos dans les appartements du Nonce apostolique - l’ambassade du Vatican à Quito -, le pape se rendra ce lundi dans la ville côtière de Guayaquil, la capitale économique de l’Equateur. Il y passera un moment de recueillement dans une nouvelle église dédiée à Notre Dame de la Miséricorde, avant de célébrer une messe devant plus d’un million de personnes. Le pape rencontrera ensuite la communauté jésuite de Guayaquil et retrouvera en particulier l’un d’entre eux : le père Paquito. Au début des années 1980, celui qui n’était encore que Jorge Maria Bergoglio a visité les collèges jésuites de l’Equateur et opté pour le Javier, une mission lui tenant à cœur et dont s’occupera le père Francisco Cortés - alias Paquito - pendant 20 ans.

« Il était très attentif à leur parcours religieux »

« La seule raison qui peut expliquer pourquoi le pape se souvient de moi, c’est que je me suis occupé des jeunes jésuites qui venaient d’Argentine pour terminer leur formation. J’étais leur accompagnateur spirituel. J’essayais de leur donner de bons conseils, j’écoutais leurs confessions, explique le père Paquito, aujourd’hui âgé de 90 ans. Le futur pape était le recteur de leur centre d’études en philosophie et théologie en Argentine, il était donc très attentif à leur parcours religieux et soucieux de ne pas les voir perdre leur vocation. »

Et le père Paquito a visiblement obtenu des résultats satisfaisants, à en croire le père Fabricia Alaña, supérieur des jésuites de Guayaquil. « Si l’expérience a duré 20 ans, c’est bien parce que les résultats ont été positifs. Très peu des Argentins passés par ici ont perdu la vocation. Plus de 80 - 85 % des aspirants jésuites envoyés par José Maria Bergoglio ont terminé leurs études théologiques, ont confirmé leur vocation et sont toujours prêtres. » L’expérience s’est terminée à la fin des années 1990, mais le futur pape n’a jamais oublié. Ce lundi, il aura une nouvelle occasion de montrer sa reconnaissance à la communauté jésuite du collège Javier.

Après l'Equateur, qu'il quittera mercredi, le pape François se rendra en Bolivie et au Paraguay. Au cours de sa tournée en Amérique du Sud, il doit rencontrer plusieurs chefs d'Etat, notamment Cristina Kirchner, présidente d'Argentine. Avec, parmi les moments symboliquement chargés qui sont au programme du souverain pontife, la visite de la prison de Palmasola, près de Santa Cruz, en Bolivie.

Le pape François salue la foule à Quito, dimanche 5 juillet. Après l'Equateur, il doit se rendre en Bolivie et au Paraguay.
Le pape François salue la foule à Quito, dimanche 5 juillet. Après l'Equateur, il doit se rendre en Bolivie et au Paraguay. REUTERS/Kevin Granja

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