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Bolivie

Bolivie: le pape François, ce mâcheur de feuilles de coca

Le pape François salue la foule venue à sa rencontre à Quito, le 5 juillet 2015.
Le pape François salue la foule venue à sa rencontre à Quito, le 5 juillet 2015. REUTERS/Gary Granja
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Feuilles de coca et oxygène à volonté ! Telle est la recette pour accueillir le pape François à El Alto, en Bolivie, où il devait atterrir ce mercredi 8 juillet pour une visite de trois jours. La ville est située à 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, une altitude synonyme de danger pour le souverain pontife à la santé fragile et qui ne possède qu'un seul poumon. Si l'apport d'oxygène n'a rien d'étonnant, la consommation de coca, plante inscrite sur la liste internationale des stupéfiants des Nations unies, est plus surprenante.

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Avec notre correspondant à La Paz,  Reza Nourmamode

Si le pape ne restera qu'environ quatre heures sur les hauteurs de la cordillère des Andes avant de gagner les plaines de l'est du pays, tout est prévu pour que son séjour ne vire pas au drame.

« Il y a un effort commun pour répondre à toute éventualité, explique Eugenio Scarpellini, évêque d'El Alto et secrétaire général de la Conférence épiscopale bolivienne. D'abord, nous ne pensons pas qu'il se passera quelque chose, mais nous nous tenons tout de même prêts pour parer à toute urgence, non seulement pour le Saint-Père, mais aussi pour ses accompagnants. Il y a des ambulances équipées pour la thérapie intensive, il y a de l'oxygène accessible facilement, sur l'autel dans le dispositif du microphone, mais aussi dans la papamobile afin de pouvoir l'aider à respirer à tout moment. »

Plus étonnant, le pape François aurait aussi demandé à pouvoir mâcher des feuilles de coca, une plante efficace pour combattre le mal des montagnes, mais qui est également à la base de la fabrication de cocaïne. Le souverain pontife souhaiterait ainsi valoriser cette pratique ancestrale des peuples andins pour qui la coca est une plante sacrée. Un geste qui serait en tout cas très apprécié par le président bolivien Evo Morales, qui cherche à obtenir la dépénalisation internationale de la feuille de coca.

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