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A la Une: en Bolivie, les mineurs en grève à La Paz pour manifester

Des mineurs de Potosi manifestent à La Paz, le 20 juillet 2015.
Des mineurs de Potosi manifestent à La Paz, le 20 juillet 2015. REUTERS/David Mercado
Texte par : Domitille Piron
4 mn

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En Bolivie, des milliers de mineurs de Potosi sont arrivés à La Paz pour manifester

C'est ce qui fait la Une de tous les journaux boliviens. La grève des mineurs entre dans sa troisième semaine. La Razon, explique que les deux partis campent sur leurs positions. La coopérative minière, Comcipo, veut négocier seulement avec le président Evo Morales et se dit déterminée à continuer la grève qui bloque toute la ville de Potosi. « La pression continuera jusqu'à ce que le chef de l'Etat accepte le dialogue », explique le président de Comcipo.
Le journal El Potosiajoute que « malheureusement personne à la tête de l'Etat n'écoute la clameur d'un peuple qui réclame un peu d'attention ». Les mineurs ont marché pendant 15 jours et ont parcouru des centaines de kilomètres pour arriver jusqu'à La Paz. La répression des manifestations a été très violente précise le journal. Avant d'indiquer : « le président Evo Morales estime que cette grève qui dure maintenant depuis deux semaines, détruit toute l'économie de Potosi ». Il est vrai qu'elle affecte les mines et le tourisme, les deux moteurs de l'économie de la région.

La Havane et Washington se réveillent avec de nouvelles ambassades

Pour le Miami Herald ce « jour d'après » ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays. « Hier était un jour plein d'émotions », écrit le journaliste qui revient longuement sur les deux discours prononcés par le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. « Ce n'est que la fin de la première phase de rapprochement », a rappelé le ministre cubain. Son homologue, lui s'est exprimé en espagnol, en expliquant que les deux pays commençaient en ce 20 juillet à « réparer les dommages causés par tant d'années de rupture diplomatique ». John Kerry se rendra, d’ailleurs, le 14 août prochain à La Havane pour hisser le drapeau américain à l'ambassade.
 
Le site cubain d'information d'opposition 14 y medio, de son côté, relève que Guantanamo ne fait pour l'instant pas partie des discussions entre les deux pays. « Je ne sais pas ce qui se passera à l'avenir, mais pour l'instant ça ne fait pas du tout partie des questions que nous abordons », a déclaré John Kerry.

Le journaliste soulève également toutes les questions qui restent en suspens : le dialogue sur les droits de l'homme, les télécommunications, l'immigration, les compensations économiques et l'extradition de fugitifs recherchés par la justice américaine.
 
Aux Etats-Unis, beaucoup d'éditorialistes font le point sur la course à la présidentielle en 2016

The Atlantic propose un résumé explicatif sur la course à la présidentielle américaine tellement elle pourrait « donner mal à la tête à tout ceux qui s'y intéresseraient ». D'abord parce que le nombre de candidats républicains officiellement en lisse est « énorme », insiste le journaliste : 16 candidats. Mais aussi parce que c'est une surprise : aucun analyste ne s'attendait à voir, par exemple, le business-man Donald Trump obtenir de si bon résultats dans les sondages.

Le Washington post publie, d’ailleurs, un sondage selon lequel Trump serait le favori des électeurs républicains. Avec deux fois plus de soutiens que son rival Scott Walker, qui obtiendrait 12 % des sondages, un point devant le candidat Jeb Bush.

Donald Trump multiplie les déclarations choc !

Depuis l'annonce de sa candidature, Trump fait souvent la Une des médias parce qu'il tient des propos osés pour certains, choquants pour d'autres. Le Washington post consacre tout son éditorial au candidat, en rappelant qu'il y a quelques jours il avait tenu des propos « bizarres » sur les Mexicains arrivés illégalement sur le territoire qui n'étaient, selon lui, que des violeurs. L'éditorialiste critique aussi largement ses déclarations sur John McCain, « monsieur Trump remet en cause le statut de héros de guerre de John McCain, qui a été violemment torturé au Vietnam, alors que lui a réussi à éviter son service militaire ».

Pour le journaliste « le principal talent politique de Trump est de faire ressortir tout ce qu'il y a de pire dans la société américaine ».

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