Etats-Unis

Etats-Unis: la visite éclair et un peu ratée de Donald Trump au Texas

Donald Trump lors de sa conférence de presse à Loredo, au Texas, le 23 juillet 2015.
Donald Trump lors de sa conférence de presse à Loredo, au Texas, le 23 juillet 2015. REUTERS/Rick Wilking
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Donald Trump, qui depuis qu'il s'est lancé dans la course à la Maison Blanche ne cesse de condamner l'immigration clandestine, s'est rendu à bord de son jet privé à Laredo, au Texas, ville à 95 % « latino » située à la frontière mexicaine. Il voulait en souligner les failles et parler de son désir de construire un mur long de plus de 2000 km. Mais sa visite ne s'est pas passée exactement comme il l'aurait souhaité.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Ceux qui l'avaient invité n'étaient pas au rendez-vous : les gardes-frontières locaux avec qui ils devaient visiter la frontière étaient absents, leur syndicat ayant refusé qu'ils soient associés à cet événement. Donald Trump, en blazer bleu, chemise et pantalon blanc, casquette sur la tête, s'est donc limité à un rapide tour de la ville avec le maire.

Puis devant une meute de journalistes, il a donné une brève conférence de presse au cours de laquelle il a rejeté l'idée de se présenter comme indépendant, la grande peur des républicains qui dans ce cas perdraient probablement l'élection.

Il a réaffirmé qu'il était républicain et pense sans complexe qu'il peut être élu à la Maison Blanche : « La meilleure façon de gagner, c'est que j'obtienne la nomination et affronte probablement Hillary Clinton. Hillary a été de loin la pire secrétaire d'Etat dans l'histoire de notre pays. Elle va être battue, et je serai celui qui la battra, et la raison pour laquelle je suis populaire auprès des hispaniques c'est parce que je reprendrai les emplois à la Chine, au Japon et tous les autres pays qui nous tuent, et les hispaniques auront ces emplois et ils vont adorer Trump. Et ils l'adorent déjà. »

Mais à Laredo, toutefois, le pourfendeur des clandestins mexicains n'a pas eu que des admirateurs et il a eu droit à quelques huées. En 3 heures, la visite était terminée et le jet de Donald Trump décollait pour New-York, siège de son empire.

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