La revue de presse des Amériques

A la Une : présentation de l'accord nucléaire iranien devant le Congrès

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry.
Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry. REUTERS/Carlos Barria

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C’était une comparution très attendue, et pour cause, le parti républicain, majoritaire au Congrès, ne veut pas entendre parler d’un accord qu’il estime être « fatalement mauvais », selon le Washington Post. Le quotidien de la capitale consacre sa Une à ce sujet avec notamment une grande photo de l’audition de John Kerry, souriant, mais qui à l’air très pointilleux dans son argumentation.

Le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, le républicain Bob Corker, a accusé le secrétaire d’Etat de s’être fait flouer par les négociateurs iraniens.
La réponse de John Kerry ne s’est pas faite attendre : « Le fait est que l'Iran dispose désormais d'une expérience poussée dans la technologie du cycle du combustible nucléaire », avant d’ajouter « Nous ne pouvons anéantir ce savoir-faire par les armes ou par des sanctions ». D’où cet accord.

Le Congrès a jusqu'au 17 septembre pour l’approuver ou le rejeter. Barack Obama mettra de toutes manières son veto contre un éventuel rejet, prévient le Washington Post. Et pour que le Congrès parvienne à passer outre le veto du président, il faut une majorité au deux-tiers, ce dont ne disposent pas les républicains.

Aux Etats-Unis : nouvelle tuerie dans un cinéma à Lafayette, en Louisiane.
 
Trois personnes sont décédées, dont l’auteur de la fusillade, et sept autres ont été blessées. Le tueur, un homme blanc de 58 ans selon un sergent de la police locale, s’est suicidé après avoir vidé plusieurs chargeurs, détaille ce matin le Los Angleles Times. Trois des sept personnes blessées sont dans un état grave. Pour l’instant, l’identité du tueur n’a toujours pas été rendu public car la police souhaite mener à terme son enquête, explique le quotidien californien. Selon des témoins, une centaine de personnes se trouvaient à l'intérieur du cinéma lorsque le tueur a commencé à tirer sur les spectateurs vingt minutes après le début de la projection. Une fusillade dont le bilan aurait pu être bien plus lourd selon le Los Angeles Times.

Donald Trump poursuit sa campagne pour les primaires du parti républicain.
 
Le multimilliardaire américain était hier à Laredo, une ville frontière avec le Mexique. Et selon le quotidien mexicain Excelsior, Donald Trump a réitéré son intention d’ériger un mur séparant les deux pays s’il devait être élu président des Etats-Unis. Le multimilliardaire excentrique, dont les propos anti-Mexicains en juin, lors du lancement de sa campagne, avaient suscité une vive polémique, a déclaré hier que les « hispano étaient ses amis », précisant, selon Excelsior, qu’il en emploie des milliers. Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine son « cheval de bataille » de sa campagne pour les primaires du parti républicain.

Et justement, hier jeudi, une étude sur ce thème réalisée par l’Université du Texas a été rendue publique. Elle contredit la version de Donald Trump, selon qui il y aurait de plus en plus de clandestins mexicains qui entreraient aux Etats-Unis. Univision, le plus grand réseau de chaînes de télévision d'expression espagnole aux Etats-Unis, a mis en ligne cette étude qui prouve que depuis 2008, on assiste à une baisse constante de l’immigration mexicaine légale ou non vers les Etats-Unis. Une baisse de l’ordre de 57 % entre 2008 et 2012.

Amnesty International a demandé hier au gouvernement péruvien la création d’un registre des victimes des stérilisations forcées.

Une histoire qui avait à l’époque choqué la communauté internationale, rappelle ce matin El Commercio. Pendant des années, durant le second mandat d’Alberto Fujimori entre 1996 et 2000, l’Etat péruvien a développé un programme de stérilisations forcées contre des Amérindiennes. Selon Amnesty International, durant ces cinq années, plus de 270 000 personnes auraient ainsi été stérilisées de force. A l’heure actuelle, toujours selon l’ONG, seules 2 000 victimes ont pu être identifié. Le but de la création de ce registre est donc de pouvoir non-seulement mettre un nom sur ces centaines de milliers de personnes, mais également de pouvoir procéder à des indemnisations et à terme entamer des poursuites devant la justice, précise El Commercio. Une initiative qui n’a pas encore suscité de réponse de la part des autorités de Lima.

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