Revue de presse des Amériques

A la Une: Barack Obama termine sa mini-tournée africaine

Barack Obama applaudit l'assemblée à la fin de son discours au siège de l'Union africaine à Addis Abeba, le 28 juillet 2015.
Barack Obama applaudit l'assemblée à la fin de son discours au siège de l'Union africaine à Addis Abeba, le 28 juillet 2015. REUTERS/Jonathan Ernst
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Le président américain a-t-il tenu ses promesses à l’égard de l’Afrique, se demande Le Devoir. Et le journal canadien de constater : Barack Obama « n’aura finalement pas appliqué face à l’Afrique une approche fondamentalement différente de celle de ses prédécesseurs » en ce qui concerne la défense des droits sociaux. Au Kenya, il a certes appelé les autorités à lutter contre la corruption et l’homophobie. En Éthiopie, le gouvernement d’Addis-Abeba s’est fait à son tour « donner des leçons de démocratie et de respect des droits de la personne », poursuit Le Devoir.

Mais en vérité, l’Amérique de M. Obama continue de « s’accommoder d’alliés qui piétinent les droits sociaux et politiques au nom de la guerre contre le terrorisme et de ses intérêts commerciaux », conclut le journal dans son éditorial intitulé : « Faire la leçon et faire des affaires ». En tout cas,selon le site Politico, les appels qu’Obama a lancés dans le passé pour demander aux dirigeants africains d’améliorer la gouvernance n’ont pas vraiment eu d’impact.

Le phénomène Trump

Les médias américains ne se lassent toujours pas de Donald Trump. Exemple : une tribune publiée par un ancien collaborateur du président Ronald Reagan dans Politico. Ce conservateur se qualifie de modéré et il ne souhaite qu’une chose pour « sauver son parti » : que Donald Trump remporte l’investiture de républicains. Son argumentation est pour le moins originale : avec Trump comme rival, il serait facile pour Hillary Clinton de gagner l’élection présidentielle.

Les républicains ont justement besoin d’une défaite en 2016 pour se reconstruire en tant que parti conservateur moderne, estime Bruce Bartlett. N’oublions pas, poursuit-il, que le phénomène de Donald Trump n’arrive pas de nulle part. « Il incarne un courant populiste et anti-intellectuel devenu majoritaire au sein du Parti républicain », conclue ce militant dans Politico.

Donald Trump, Hugo Chavez même combat ?  

En tout cas, il y des points communs entre l’ancien président vénézuélien et le milliardaire américain, estime l’éditorialiste du Miami Herald. Ils utilisent tous les deux les principaux registres du populisme, à savoir : se fabriquer un ennemi, jouer la victime et être obsédé par soi-même. Dans un monde idéal, écrit Andres Oppenheimer, « les médias devraient ignorer Donald Trump ou couvrir sa campagne dans les pages divertissement, comme le fait le site Huffington Post. Il est peu probable qu’il remporte les primaires républicaines, mais il domine leur agenda. C’est pour cela qu’on doit le prendre au sérieux pour ce qu’il est : un populiste nationaliste démagogue, tout comme Hugo Chavez ».

Le PSUV en perte de vitesse à plus de 4 mois des législatives

C’est à la Une d’El Nacional. L’opposition arrive en tête des intentions de vote, suivie par des candidats indépendants. Le PSUV est relégué à la troisième position. Selon cette même enquête, une majorité de Vénézuéliens ne croient pas à l’existence d’une guerre économique (une guerre déclenchée selon le président Nicolas Maduro par les Américains et la bourgeoisie). Ils tiennent en revanche le gouvernement pour responsable de l’inflation. D’après El Nacional, la base électorale du PSUV commence à être affectée par la pénurie alimentaire.

Les Haïtiens face au dollar fort

Des problèmes économiques, Haïti aussi en souffre. Exemple : la faiblesse de la gourde face au dollar. C’est le sujet d’un reportage à lire dans le Miami Herald. La crise fiscale touche le quotidien des Haïtiens qui vivent déjà dans une économie fragilisée, écrit le journal. Beaucoup d’entreprises pourraient fermer leurs portes, écrit le journal, car elles doivent payer leurs importations en dollars, mais la devise se fait de plus en plus rare.

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