Salvador

Salvador: les gangs forcent les chauffeurs de bus à faire grève

Les «maras» ont abattu mercredi 29 juillet, un huitième chauffeur de bus, dans une station-service, au motif qu'il ne respectait pas la grève des transports qu'ils imposent.
Les «maras» ont abattu mercredi 29 juillet, un huitième chauffeur de bus, dans une station-service, au motif qu'il ne respectait pas la grève des transports qu'ils imposent. REUTERS/Jose Cabezas TEMPLATE OUT
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis quatre jours, les « maras » au Savador, des gangs qui font régner la terreur dans tout le pays, forcent les chauffeurs de transports publics à observer une grève. Ils demandent aux autorités de pouvoir participer aux discussions du Conseil de sécurité constitué par le gouvernement et la société civile pour trouver des solutions à la violence qui frappe ce pays. Face au silence des autorités, cette grève forcée continue et de plus en plus de chauffeurs de bus sont abattus.

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Mercredi, un huitième chauffeur de bus a été abattu dans la capitale salvadorienne alors qu’il faisait le plein de carburant dans une station-service. Il aurait été littéralement criblé de balles, selon la presse locale.

Depuis le début de cette grève forcée, les autorités refusent de répondre aux exigences des « maras ». Au contraire, elles demandent aux compagnies de bus de reprendre leur activité et se proposent de fournir une sorte d’escorte afin de garantir la sécurité des transports. Les chauffeurs refusent, arguant qu’ils n’ont toujours pas reçu l’aval des « maras ».

Ces gangs ont la mainmise sur le pays. Ils exercent une pression sans relâche. Pour preuve, plus de 650 homicides ont été répertoriés depuis le début du mois de juillet.
En attendant, des véhicules militaires emmènent les Salvadoriens souhaitant se rendre sur leur lieu de travail.

Et tout cela se déroule en l’absence du président Salvador Sanchez Ceren, parti à Cuba pour des examens médicaux. Un président qui aurait dû être absent ensuite jusqu’à la fin du mois d’août pour cause de vacances. Mais face au tollé suscité par ces dernières révélations, il a annoncé ce jeudi être prêt à rentrer plus rapidement au Salvador.

Quant à l’impact de cette grève sur le commerce, il est catastrophique avec une chute de l’ordre de 80 % des ventes. Ce qui représente des pertes estimées à 650 millions de dollars.

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