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La revue de presse des Amériques

A la Une : législatives haïtiennes, «un rendez-vous manqué»

Les travailleurs électoraux livrent les sacs de bulletins de vote pour procéder au comptage des voix à Port-au-Prince, le 10 août 2015
Les travailleurs électoraux livrent les sacs de bulletins de vote pour procéder au comptage des voix à Port-au-Prince, le 10 août 2015 REUTERS/Andres Martinez Casares
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Trois jours après le premier tour des élections législatives, le Conseil électoral provisoire (CEP) a décidé d'annuler le scrutin dans la ville de Port-à-Piment. Selon des propos repris par le site d'information Haïti Press Network, des personnes auraient saboté les bulletins de vote au moment du dépouillement à Port-à-Piment. Les candidats locaux, eux, s'accusent mutuellement. Ce qui a conduit à la décision du CEP.

À l'échelle nationale, les Haïtiens ne connaissent toujours pas le taux de participation. « Pourquoi ce retard dans la publication d'une si importante information ? » s'étonne l'éditorialiste du Nouvelliste. « Vu la faible affluence constatée dans les bureaux de vote, faire l'addition des voix ne devrait pas demander de recourir à la NASA », continue Frantz Duval dans son éditorial intitulé « Quelle surprise nous concocte le Conseil électoral ? ».

Jusqu'à maintenant, le Conseil en question n'a divulgué que certains pourcentages, sur les bureaux ouverts ou affectés par la violence par exemple. Ces chiffres sont semblables à ceux donnés par l'Observatoire citoyen pour l'institutionnalisation de la démocratie. Mais ils divergent de ceux communiqués par d'autres organismes de la société civile, explique Frantz Duval, avant de conclure: « En attendant la prochaine sortie de Pierre-Louis Opont , (président du Conseil électoral ndlr), et la divulgation du taux de participation, on peut se demander qui croire quand les chiffres parlent. »

Pour le site d'information Alter Presse d'ailleurs, le « Rendez vous des législatives est manqué ». L'éditorialiste craint une crise postélectorale. Ces législatives devaient permettre de « réhabiliter un Parlement dans son existence-même. Parlement, aujourd’hui méprisé par l'exécutif. Les sénateurs et députés qui devaient constituer un rempart contre la corruption, ont été éclaboussés par des scandales à répétition » continue l'éditorialiste. Mais le déroulement des élections de dimanche ne permettra pas au personnel d'avoir la « légitimité, la crédibilité pour assumer de telles responsabilités », conclut Gotson Pierre.

Poussée de violence au Salvador

« 677 personnes tuées en juin » rappellent le New York Times. Le quotidien américain décrit un pays convulsé par la violence des gangs que le gouvernement peine à contenir.

Au Mexique, le quotidien El Universal parle du « monstre du Sud » et s'inquiète d'une possible fusion entre deux gangs qui formeraient la Mara 503. Cela permettrait au groupe de prendre plus d'importance en Amérique centrale. Le quotidien est catégorique: « Le crime organisé mexicain a démontré que tant que des conditions sociales propices existent, il y aura toujours de la chair à canon disponible.» La réponse, selon El Universal, serait donc d'assimiler des mesures sociales aux mesures de sécurité comme l'a notamment fait le gouvernement mexicain à Ciudad Juarez.

Le journal El Salvador appelle la communauté internationale à ses responsabilités. « Elle devrait surveiller les blanchiments d'argent et les liens des gangs avec les mouvements terroristes du Moyen Orient. Les organismes internationaux continuent de prêter de l'argent au Salvador. Ce qui ne fait que pousser le pays dans une insolvabilité à la Grecque », affirme la rédaction.

En effet, ce n'est pas «  un problème de ressources mais d'efficacité » pour le président de l'Association Nationale des entreprises privées du Salvador, interviewé par le journal la Prensa Grafica. Les entrepreneurs inquiets ont donc proposé un plan de sécurité au gouvernement. Car pour leur représentant, ce problème est la conséquence de la « mauvaise administration » effectuée par un gouvernement qu'il juge inefficace. 

« La Bolivie et les Etats Unis rompent la glace »
 
Le quotidien bolivien Los Tiempos raconte l'entretien entre Evo Morales et le chargé d'affaires des Etats-Unis en Bolivie, après 7 ans de discorde. Le président bolivien a affirmé que son pays ne pouvait pas rester sur la touche à l'heure où les Etats-Unis ont repris les discussions avec Cuba et l'Iran.

En 2008, Evo Morales avait expulsé l'ambassadeur américain, qu'il accusait de comploter avec l'opposition. Pour relancer ces relations bilatérales, les deux pays vont se concentrer sur des points précis, comme le développement du secteur commercial et la lutte contre le réchauffement climatique. Des thématiques qui devraient permettre à terme la réouverture d'ambassades à La Paz et Washington.

 

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