Canada

Quand l'exploitation des gaz de schiste provoque des séismes

Un séisme de 4,4 sur l'échelle ouverte de Richter s'est produit l'an dernier au Canada. Mais on vient d'apprendre qu'il a été provoqué par l'exploitation des gaz de schiste. Il s'avère en outre que ce n'est pas un fait isolé : depuis trente ans, le nombre de tremblements de terre provoqués ainsi par l'homme a augmenté de 1000 %.

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En Oklahoma, aux Etats-Unis, un tremblement de terre d'une magnitude supérieure à 5 sur l'échelle de Richter avait déjà été provoqué par une exploitation de gaz de schiste. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas la technique de fracturation hydraulique qui est en cause. Celle-ci est utilisée depuis plus de 70 ans, notamment pour récupérer du pétrole sans qu'elle ne provoque de séisme. C'est l'injection ensuite de liquides dans le sol qui est en cause. Il s'agit là d'une technique propre à la l'exploitation des gaz de schiste. Elle provoque des micro-séismes qui font travailler le sous-sol.

« Souvent ce qui se passe, c'est que ces séismes-là, personne ne les a ; ils accumulent dans le terrain des contraintes et de temps en temps, ça pète et ça fait des séismes que les gens ressentent. Donc si l'on savait travailler correctement, on surveillerait les mouvements non sismiques et on empêcherait la sismicité. Mais comme ce n'est pas encore bien compris, on fait n'importe quoi, on injecte trop vite, donc ça fait de trop gros volumes et cela provoque des séismes », explique François-Henri Cornet, géophysicien, spécialiste de cette question.

Des séismes qui se multiplient. Sur le seul territoire des Etats-Unis, où les gaz de schiste sont très exploités, le nombre de tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 3 a été multiplié par plus de 20 en 30 ans.

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