Guatemala

Guatemala: la levée de l'immunité du président à nouveau demandée

Une manifestante porte le masque d'Otto Pérez Molina lors d'un rassemblement exigeant la démission du président guatémaltèque à Guatemala City, le 8 août 2015.
Une manifestante porte le masque d'Otto Pérez Molina lors d'un rassemblement exigeant la démission du président guatémaltèque à Guatemala City, le 8 août 2015. Reuters

Au Guatemala, l'étau se resserre de plus en plus autour du président Otto Perez. Après la Cour suprême, c'est maintenant une commission parlementaire qui a recommandé la levée de l'immunité du chef d'Etat accusé d'être à la tête d'un vaste réseau de corruption au sein des douanes.

Publicité

« La commission d'enquête recommande au Parlement du Guatemala de retirer l'immunité à Otto Perez pour qu'il soit présenté devant les tribunaux de justice. » Voilà ce qu'a déclaré un membre de la commission devant la presse. Et fait notable, cette décision a été prise à l'unanimité alors que la commission comptait dans ses rangs des députés du parti du chef de l'Etat.

Il revient maintenant au Parlement guatémaltèque de décider de la levée de l'immunité présidentielle. Pour ce faire, il faut qu'au moins 105 des 158 élus votent pour. Dès ce lundi, la date pour la séance plénière extraordinaire doit être fixée.

Les observateurs estiment que le vote surviendra rapidement et donc à seulement quelques jours de l'élection présidentielle, prévue le week-end prochain. Election à laquelle Otto Perez ne peut pas se représenter.

L'ex-vice-présidente en détention provisoire

Les recommandations de la commission d'enquête ont en tout cas galvanisé les foules, encore nombreuses à défiler dans les rues du pays pour demander la démission du président qui refuse toujours de quitter son poste. Son ancienne vice-présidente, Roxana Baldetti, accusée d'être le numéro deux du réseau de corruption, se retrouve désormais en détention provisoire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail