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Etats-Unis

Le marathon new-yorkais du pape François

Le Pape sur la Ve avenue à New York, le 24 septembre 2015.
Le Pape sur la Ve avenue à New York, le 24 septembre 2015. REUTERS/Richard Drew/AP/POOL
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Pour la deuxième étape de son voyage aux Etats-Unis, le pape François a été chaleureusement accueilli par la foule à New York, jeudi 24 septembre. Sa visite, qui coïncide avec la tenue de l'Assemblée générale de l'ONU, représente aussi un défi pour le maire de la ville, Bill de Blasio.

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Le pape François est arrivé à New York jeudi 24 septembre au soir, pour une visite marathon de 36 heures. C’est la première fois que le souverain pontife se rend dans la « ville qui ne dort jamais ». En 50 ans, il est le quatrième pape à visiter New York.

Dès son arrivée, le pape s’est rendu à la cathédrale Saint-Patrick, sur la Ve avenue, pour y prononcer une prière du soir devant 2 500 personnes, des membres du clergé pour la plupart. Depuis sa papamobile, le souverain pontife a béni la foule qui avait fait le déplacement, avant d’entrer dans l'édifice. Sur les marches, le gouverneur de New York Andrew Cuomo, le maire Bill de Blasio et l’archevêque Thimothy Dolan l’attendaient.

Lors de cette prière du soir, François a exprimé sa solidarité envers les musulmans, suite à la bousculade qui a provoqué la morts de 700 personnes à La Mecque. « Je veux exprimer la proximité de l'Eglise face à la tragédie que votre peuple a connue aujourd'hui à la Mecque », a-t-il affirmé dans sa langue natale, l’espagnol.

Le pape traversera tout New York

Vendredi 25 septembre, le Pape a un programme chargé puisque c’est tout Manhattan qu’il va traverser. Il doit prononcer un discours à l'ONU, se rendre au mémorial du World Trade Center, visiter une école à Harlem, dans le nord de New York. Il est également prévu une procession à Central Park et une messe dans l'immense complexe du Madison Square Garden, devant environ 20 000 personnes.

Certains fidèles se sont levés très tôt pour apercevoir le souverain pontife. C’est le cas de Dolores Prebo, une jeune mère d'origine équatorienne. Elle est arrivée à 1h00 du matin sur la Ve avenue, accompagnée de son fils de 20 mois. « C'est important. C'est notre pape, vous avez vu comme il parle bien ?, confiait pour sa part Josefina Oscco, une Péruvienne de 87 ans, à l’AFP. C'est le pape des gens. »

Dispositif de sécurité renforcé

L'arrivée du pape François a paralysé la ville qui a été envahie par plus de 6 000 policiers mais aussi le FBI et les services secrets, d’après la correspondante de RFI à New York, Marie Bourreau. Sa venue représente un défi sécuritaire hors norme pour le maire Bill de Blasio d'autant qu'elle coïncide avec la tenue de l'Assemblée générale des Nations unies à laquelle plus de 150 chef d'Etats ont prévu de participer. « Je crois qu'on peut dire que l'Assemblée générale des Nations unies sera un moment historique pour la ville, a déclaré Bill de Blasio. Et évidemment, la visite du souverain pontife constitue aussi un moment extraordinaire. Mais si vous les combinez, on peut dire sans risque que New York n'a jamais rien connu de tel ! »

Quatre-vingts blocs ont été fermés à la circulation, soit 30 % de la ville. La mairie a conseillé aux habitants qui le peuvent de travailler chez eux. Mais le chef de la police de New York, Bill Bratton, s'inquiète surtout du caractère imprévisible du pape qui aime aller à la rencontre de ses fidèles. « On préférerait pouvoir garder le pape dans une bulle… Mais [il] a assez clairement montré lors de ses voyages à l'étranger que ce n'était pas comme ça qu'il voyait les choses. »


 ■ La venue du pape, un véritable business

De nombreux commerçants ont décidé de tirer parti de la visite historique du Pape à New York en lançant des produits dérivés. Certains ont été approuvés par l'archidiocèse de la ville, d’autres non.

Le pape Francois a toujours dénoncé haut et fort « la tyrannie » du capitalisme et la fièvre du consumérisme. Mais cela n'a pas empêché quelques petits malins de tirer profit de la visite papale à New York en vendant des produits dérivés qui n'ont rien de catholiques, a remarqué notre correspondante sur place, Marie Bourreau.

Il y a, bien sûr, les souvenirs habituels, comme les tee-shirts « I love pope Francis », les tasses à son effigie ou encore des casquettes de base-ball, vendus aux quatre coins de la ville.

Plus insolite : dans le New Jersey une brasserie a lancé une nouvelle bière, la Yopo, qui signifie « you only pop once ». Elle est, semble-t-il, très bonne. L'entreprise, qui n'est pas à court d'arguments marketings, conseille d’ailleurs de la déguster avec un steak argentin pour rendre hommage au pays d'origine du pape. Dans le Bronx, c'est un pâtissier qui a lancé la production de biscuits avec le visage de François dessiné en sucre glace.

Internet n’est pas en reste sur ce marché. L'archidiocèse de New York, qui avait organisé une loterie gratuite pour offrir à tous les New-yorkais la chance d'apercevoir le pape, se retrouve désormais pris à son propre jeu. Quelques tickets gagnants sont en effet proposés pour plusieurs centaines de dollars sur les sites de vente en ligne.

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