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Revue de presse des Amériques

A la Une: les tensions entre les Etats-Unis et la Russie sur la Syrie

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 28 septembre 2015.
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 28 septembre 2015. REUTERS/Kevin Lamarque

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Selon le New York Times, Barack Obama et Vladimir Poutine ont de profondes différences de vue sur la Syrie, « ce qui laisse peu d’espoir pour résoudre le conflit qui a fait plus de 250 000 morts », regrette l’éditorialiste.

Les deux chefs d’État se sont exprimés hier à la tribune de l’ONU. Ils sont d’accord sur le fait que l’organisation l’État islamique constitue un danger majeur. Mais au-delà, « leurs visions sont radicalement opposées », estime le New York Times. « Chacun a utilisé son discours pour rendre l’autre responsable de cette guerre catastrophique et de la crise des réfugiés qu’elle a engendrée ». Poutine a proposé une coalition pour lutter contre l’organisation État islamique. Mais les deux dirigeants « ne sont pas d’accord sur le rôle de Bachar el-Assad à l’avenir », confie le Washington Post. Poutine « n’a pas de stratégie pour en terminer avec le conflit en Syrie », et Obama n’a pas non plus la réponse, car « les bombardements à eux seuls ne réussiront pas à vaincre l’organisation » jihadiste, conclut le New York Times.

 
Les interventions des présidents cubain et américain à l’ONU ont aussi eu un large écho dans la presse…

À la tribune de l’ONU, Raul Castro a réitéré la nécessité de « mettre fin à l’embargo économique, commercial et financier imposé par les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle », insiste l’organe de presse officiel cubain Granma. Selon le journal américain de Floride El Nuevo Herald, « les deux dirigeants ont choisi une tonalité bien différente dans leurs discours respectifs » : alors qu’Obama a « passionnément défendu la démocratie », Raul Castro a « critiqué la manipulation des droits de l’homme à des fins politiques », analyse El Nuevo Herald. Mais pour Granma, de nombreux pays sont intervenus « pour soutenir la déclaration cubaine ». Raul Castro s’est par ailleurs entretenu avec Barack Obama, avec Vladimir Poutine et avec le président français François Hollande pour consolider sa visite sur l’île en mai dernier.

En Haïti, l’annonce des résultats définitifs hier des élections législatives partielles du 9 août fait encore couler beaucoup d’encre

Pour l’éditorialiste du Nouvelliste, il s’agit d’une « parodie de démocratie ». Alors que des violences et des fraudes massives s’étaient déroulées dans l’Artibonite et que les élections devaient être réorganisées, « il a été décidé qu’elles s’étaient bien déroulées ». Selon le Nouvelliste, « le message est clair : user de violence, de fraudes, avec de bons avocats, le bon piston, on peut opérer des miracles. L’eau trouble et bouseuse d’une parodie d’élection peut se transformer au bout du compte en victoire ». « Quelle victoire », se demande l’éditorialiste ? « La démocratie dans tout ça n’est qu’une illusion ».

Au Pérou, des affrontements entre des riverains et les forces de l’ordre ont fait trois morts sur un site minier

Les habitants s’opposent à un projet minier de Las Bambas, qui appartient à un consortium chinois. Ils auraient été tués par balle rapporte El Comercio. 1500 personnes qui sont en grève depuis vendredi ont décidé de pénétrer de force sur la mine, les policiers ont riposté avec des bombes lacrymogènes, explique El Diario del Cusco. Les riverains s’opposent à la construction d’une usine de traitement de minerai et d’un centre de stockage à côté de la mine qui se situe à 4000 mètres d’altitude qui selon eux pourrait polluer les eaux et leurs cultures. Une décision prise sans consulter les populations selon le Front de défense de l’Apurimac. Une commission de haut niveau doit se rendre sur les lieux pour expliquer le projet aux populations, a déclaré un député cité dans El Comercio.

Le premier ministre David Cameron est attendu « au tournant » ce mardi pour sa première visite en Jamaïque, ancienne colonie britannique

Cameron arrive aujourd’hui, prévient The Gleaner. Mais « la Grande-Bretagne a le devoir de nettoyer les dégâts monumentaux qu’elle a causés dans son Empire », titrait hier Jamaica Observer. Il s’agit des propos du professeur Hilary Beckles, président de la commission réparation du Caricom (qui regroupe les pays de la communauté caribéenne), dans une lettre ouverte publiée hier à l’attention de David Cameron. Il lui demande expressément de ne plus ignorer cette question de la réparation.

Dans sa lettre ouverte, le professeur et vice-recteur de l’Université des Antilles écrit que « l’héritage de l’esclavage continue de saper nos plus grands efforts pour le développement économique, pour la réhabilitation psychologique et culturelle de notre peuple à cause des ravages provoqués par les crimes contre l’Humanité commis par votre État britannique et ses citoyens,  sous la forme de l’esclavage et du génocide de ses populations natives », rapporte le Jamaica Observer.

Hilary Beckles enjoint David Cameron de développer des programmes de réparation, mais celui-ci, selon The Guardian, « ne pense pas que des réparations ou des excuses soient la bonne façon de régler ces questions ».

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