Revue de presse des Amériques

A la Une: les frappes russes en Syrie interpellent les Américains

Image transmise par le ministère de la Défense russe indiquant un endroit de leur frappe en Syrie, le 1er octobre 2015.
Image transmise par le ministère de la Défense russe indiquant un endroit de leur frappe en Syrie, le 1er octobre 2015. REUTERS/Ministry of Defence of the Russian Federation/Handout

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L’administration Obama se met en ordre de bataille pour tenter de reprendre l’avantage des initiatives diplomatiques et militaires en Syrie, après les attaques aériennes russes, indique le Washington Post. Les Américains insistent sur le fait qu’ils ne soutiendront pas le président syrien Bachar el-Assad. Selon eux, les frappes ont ciblé des forces d’opposition au régime syrien plutôt que l’organisation État islamique, insiste le Washington Post.

Pour le secrétaire d’État américain John Kerry, cette situation ne fera que prolonger la guerre civile. Mais Vladimir Poutine estime que toute tentative de renverser le régime d’Assad aurait pour conséquence un éclatement total de la Syrie.

Le président russe expose sa vision du monde dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York

C’est ce que constate le New York Times. Dans son éditorial, le journal décortique la vision « partiale » de l’Histoire dans laquelle, selon la vision de Poutine, la Russie a sorti le monde de situations de chaos créées par les États-Unis. Selon lui, le résultat du soutien américain aux révolutions soi-disant démocratiques a engendré le chaos et la violence, et menace la sécurité et l’ordre mondial. La puissance expansionniste, ce sont les États-Unis, avec l’OTAN notamment, ce qui a provoqué une crise géopolitique majeure en Ukraine et, selon lui, le même schéma s’est reproduit en Syrie.

L’exécution d’un condamné dans l’État de l’Oklahoma suspendue quelques minutes avant que le processus ne soit enclenché

Selon le New York Times, Richard Glossip avait mis en doute la constitutionnalité du protocole d’injection mortelle de l’État de l’Oklahoma devant la Cour suprême des États-Unis. En cause l’usage d’un produit, le midazolam, qui avait causé l’année dernière des souffrances atroces à un prisonnier lors de son exécution. Une affaire qui avait provoqué la mise en place d’un moratoire de 6 mois sur les exécutions dans cet État rappelle le Washington Post. La décision du gouverneur de suspendre son exécution démontre le bien-fondé de la requête estime The Oklahoman. La gouverneure Mary Fallin a repoussé de trente-sept jours l’exécution afin que les services de son état soient en mesure de garantir que l’usage de ce produit respecte le protocole fédéral.

C’est le troisième report en moins d’un mois pour Richard Gossip, qui continue de clamer son innocence détaille le New York Times. Pour rappel, cet homme a été reconnu coupable d'avoir commandité le meurtre du propriétaire d'un motel dont il assurait la gestion, sur la base du témoignage très controversé de Justin Sneed, un jeune de dix-neuf ans qui, en plaidant coupable du meurtre et en impliquant Richard Glossip, a pu éviter la peine de mort pour lui-même et négocier une réclusion à perpétuité.

Pas d’extradition vers les États-Unis pour les guérilleros des FARC qui s’engageraient dans les accords de paix

L’engagement du président Santos de ne pas extrader quarante-trois guérilleros réclamés par les États-Unis tiendra-t-il au-delà de son mandat, s’interroge El Tiempo. « Ils ne seront pas extradés, car personne ne va déposer les armes pour se faire conduire dans une prison américaine pendant quarante ans », a-t-il martelé lors d’une déclaration en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, alors qu’il doit rencontrer le secrétaire d’État américain ce jeudi.

L’extradition reste un pouvoir discrétionnaire du président de la République. Selon l’ancien président de la Cour constitutionnelle, cité par El Tiempo, ce compromis pourrait être inclus dans une loi qui empêcherait que les règles du jeu changent au prochain changement de gouvernement.

Le chef des FARC, Timochenko, donne l’ordre à ses troupes de suspendre leurs opérations militaires

Sur son compte Twitter, il a ordonné aux FARC de se concentrer sur les accords de paix à mettre en œuvre dans les six prochains mois, révèle El Espectador. Mais selon ses déclarations mardi à la chaîne vénézuélienne Telesur, Timochenko ne semble pas prêt à demander pardon pour les crimes commis par la guérilla, ce qui a provoqué l’indignation parmi les victimes du conflit, constate le journal.

Fin de fumigation des champs de coca avec du glyphosate en Colombie

Par ailleurs, le chef de la police a annoncé que conformément à l’engagement du président Santos, les autorités suspendaient l’épandage aérien des cultures illicites de coca avec le glyphosate, un puissant herbicide cancérigène, selon l’Organisation mondiale de la santé. En revanche, de nouvelles brigades sont formées pour procéder à des fumigations terrestres ciblées avec le même produit, jusqu’à ce qu’une nouvelle molécule soit développée pour un produit de substitution, rapporte El Tiempo.

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