Venezuela

Venezuela: complexe pétrolier paralysé, du «sabotage» pour Maduro

Le président du Venezuela Nicolas Maduro au Palais de Miraflores, à Caracas, le 7 septiembre 2015.
Le président du Venezuela Nicolas Maduro au Palais de Miraflores, à Caracas, le 7 septiembre 2015. Reuters

Au Venezuela, le complexe pétrolier d'Amuay et Cardón, l'une des plus grosses raffineries du monde, a été paralysé jeudi 1er octobre. La cause : une panne d'électricité. Depuis, l'entreprise nationale pétrolière PDVSA a annoncé la reprise progressive des activités. De son côté, le président vénézuélien Nicolas Maduro a très vite dénoncé « un plan de sabotage des services publics ». Un argument qui n'est pas nouveau de la part des autorités vénézuéliennes dans un pays où les pannes d'électricité sont fréquentes. 

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Avec notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez

« Une panne électrique intempestive » : c'est l'explication fournie par le patron de l'entreprise pétrolière PDVSA pour expliquer l'arrêt temporaire de l'activité du site.
Le président vénézuélien est plus direct : « des terroristes » chercheraient à détruire le réseau électrique du pays. Car pour Nicolas Maduro, la situation est claire : ces actions de sabotage cherchent à déstabiliser son gouvernement.

Une thèse qui semble difficilement convaincre tant les usagers, notamment en dehors de la capitale, sont nombreux à tacler des problèmes électriques devenus trop récurrents.
A titre d'exemple, des pannes ont été dénoncées il y a quelques jours dans l'Etat d'Anzoátegui.

Les autorités s'étaient pourtant félicité le mois dernier d'une baisse de 60% des interruptions électriques, justement dans cet État. Ou encore ce lundi, au nord du pays, plus d'un tiers de l'île de la Margarita s'est retrouvé privé d'électricité pendant plus d'une heure, à cause d'une perturbation du système électrique national. Les exemples de pannes fréquentes ne manquent pas et d'ailleurs l'entreprise en charge du secteur électrique ne nie pas ces problèmes.

En revanche, pas question de parler du manque d'investissements en matériel électrique ou de la vétusté des installations. Pour l'entreprise Corpoelec, comme pour le ministre de l'Energie, c'est surtout la hausse de la demande qui est responsable de cette situation. En clair, les Vénézuéliens seraient trop énergivores.

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