Revue de presse des Amériques

A la Une: avantage à Hillary Clinton après le débat télé des démocrates

Hillary Clinton est sortie grande favorite du débat télévisé entre les candidats à l'investiture démocrate.
Hillary Clinton est sortie grande favorite du débat télévisé entre les candidats à l'investiture démocrate. REUTERS/Lucy Nicholson

Publicité

Hillary Clinton a gagné s’exclame le National Journal. Elle a gagné parce qu’elle excelle dans les débats, ce qui n’est pas le cas de Bernie Sanders. Elle a gagné parce que ce premier débat s’est focalisé sur les politiques libérales, et pas sur le scandale de ses courriels ou sur sa personne, analyse le National Journal.

Mais, prévient-il, ce ne sera pas toujours le cas. Hillary Clinton a brillé dans ce débat des démocrates, renchérit le Miami Herald, et ceci grâce à Bernie Sanders qui a soutenu son adversaire politique lorsqu’elle était questionnée sur ses courriels personnels alors qu’elle était secrétaire d’Etat. « Le peuple Américain en a ras-le-bol d’entendre parler de vos fichus courriels ». Ce à quoi Hillary Clinton a répondu « Merci » en lui tendant la main.

Parmi les trois autres candidats sur le plateau, Jim Webb s’est plaint de ne pas suffisamment avoir la parole, et Lincoln Chafee s’est targué d’être un bloc de granite. Ce à quoi l’éditorialiste du National Journal répond de façon sarcastique : « ce n’est pas vrai, un bloc de granite aurait été plus intéressant à regarder ».

Hillary Clinton a fait pencher la balance par sa méthode «progressive»

Hillary Clinton a remporté la manche, selon le Washington Post, lorsqu’elle a martelé qu’elle était « progressive » dans sa méthode afin que les promesses aient une chance d’aboutir. Et de citer l’exemple du programme d’assurance maladie pour les enfants, adopté grâce au travail de fond effectué aux côtés des républicains. Sous-entendu : ce n’est pas par la satisfaction idéologique qu’on arrive à faire des choses, cela requiert un sens des nuances.

Son rival Bernie Sanders est resté constant dans sa rhétorique, condamnant le capitalisme millionnaire, le système financier corrompu, mais son argumentaire sur l’avantage du socialisme démocratique n’était pas convainquant estime le Washington Post. Le sénateur du Vermont restera une épine dans le pied de Hillary Clinton, mais il peut être battu par une candidate qui soutient que les grands problèmes requièrent des solutions prudentes et pas simplistes, conclut le journal.

La présidente brésilienne a gagné un répit : la procédure de destitution à son encontre a été reportée

Le président de la chambre des représentants Eduardo Cunha a décidé de reporter à plus tard sa décision alors qu’elle était attendue ce mardi indique O Globo. De son côté Dilma Rousseff qui s’exprimait lors d’un congrès syndical de la CUT, la Centrale Unique des Travailleurs a accusé l’opposition de vouloir fomenter un coup d’Etat contre un pouvoir démocratiquement élu rapporte Correio Braziliense.

La présidente durcit le discours contre l’opposition, fait remarquer O Globo. Mais parallèlement au dossier en cours au parlement, des juges du TSF, le Tribunal Suprême Fédéral ont suspendu la décision d’Eduardo Cunha de décider ou non de la destitution de Dilma Rousseff indique Carta Capital. Du coup, la procédure est gelée jusqu’à ce que le TSF se prononce sur le fond.

Au Chili, la présidente Michelle Bachelet annonce un calendrier pour la modification de la Constitution héritée de la dictature de Pinochet

Au cours d’une intervention à la télévision, Michelle Bachelet a expliqué en sept minutes et demie que la modification de la Charte fondamentale sera confiée au prochain Congrès, donc à ceux qui seront élus en 2017 et qui entameront leur mandat en 2018. Malgré ses promesses de campagne, elle ne réussira donc pas à faire passer les modifications avant la fin de son mandat, souligne La Tercera.

Sans entrer dans le détail des changements à opérer, il s’agirait d’organiser une étape d’éducation civique et constitutionnelle jusqu’en mars 2016, puis un processus de dialogues citoyens dont les résultats seront présentés à la présidente en octobre, poursuit le journal. Selon El Mercurio, le Congrès permettrait au prochain de choisir entre quatre alternatives dont l’assemblée constituante.

Les présidents haïtien Michel Martelly et dominicain Danilo Medina se sont rencontrés à la frontière pour tenter de réchauffer la relation entre les deux pays

Les deux pays sont en froid notamment depuis la décision de la République dominicaine d’expulser des milliers d’Haïtiens établis dans le pays. Depuis l’interdiction d’entrée sur le territoire haïtien de 23 produits dominicains par voie terrestre, en septembre dernier, toutes les forces vives de la République dominicaine ont exprimé leur haine vis-à-vis du pays de Dessalines, martèle l’éditorialiste du Nouvelliste.

Cette rencontre pendant plus de quatre heures entre les deux présidents à Barahona, ville frontière, a permis aux deux pays de parapher un accord en six points pour améliorer les échanges commerciaux explique le journal. Le Nouvelliste se demande pourquoi Michel Martelly a accepté de se rendre en République Dominicaine pour relancer les pourparlers, même si un retour à la table des négociations n’est pas en soi un point négatif, poursuit-il. Désormais, conclut-il, tous les regards seront dirigés sur l’accord douanier qui doit être paraphé en Haïti à l’occasion de la visite de réciprocité du président Danilo Medina.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail