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Etats-Unis / Afghanistan

Etats-Unis: Barack Obama annonce le maintien de troupes en Afghanistan

Des soldats de l'Otan se tiennent à proximité d'un de leurs véhicules détruits, à Kaboul, en Afghanistan, le 11 octobre 2015.
Des soldats de l'Otan se tiennent à proximité d'un de leurs véhicules détruits, à Kaboul, en Afghanistan, le 11 octobre 2015. REUTERS/Ahmad Masood
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le gouvernement américain compte marquer une pause dans le retrait de ses soldats d'Afghanistan, a annoncé le président américain ce jeudi 15 octobre. Quelque 10 000 soldats sont actuellement déployés sur le sol afghan. Initialement, un retrait quasiment total des troupes était prévu d'ici la fin janvier 2017.  

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Avec notre correspondante à Washington Anne-Marie Capomaccio

La décision a été difficile à prendre pour Barack Obama qui avait promis un retrait total d’Afghanistan, mais les faits sont têtus, l’offensive des talibans et la faiblesse des forces afghanes à Kunduz ces dernières semaines ont sans doute emporté la décision.

Le président des Etats-Unis ne veut pas se retrouver dans une situation d’échec comme cela a été le cas en Irak, après un retrait américain dans de mauvaises conditions, faute d’accord avec le gouvernement Maliki de l’époque.

Barack Obama s’est directement adressé ce jeudi aux militaires et aux Américains : « Je ne vous envoie pas dans une situation dangereuse à la légère, mais en tant que commandant en chef, je crois que cette mission est vitale pour notre sécurité. Et je dis au peuple américain, dont je sais qu’il est réticent : vous le savez, je suis loin de soutenir l’idée de guerres qui n’en finissent pas. Mais au vu de ce qui est en jeu en Afghanistan, je dis que cet effort modeste mais significatif, peut faire une réelle différence.

J’ai décidé de maintenir notre actuel dispositif de 9 800 hommes en Afghanistan pour l’année 2016. Leur mission ne changera pas. Nos troupes vont continuer d’assumer les deux tâches précises que j’ai déjà expliquées : entraîner les forces afghanes, et combattre al-Qaïda ».

Ashton Carter, ministre américain de la Défense espère que les troupes alliées prendront la même décision : « Nous anticipons que la décision américaine va entrainer le même engagement de la part d’autres membres de la coalition. J’ai initié des consultations avec nos alliés importants, afin d’assurer un soutien de cette mission ».

Le porte-parole de Barack Obama le reconnait, le président des Etats-Unis va quitter la Maison Blanche dans un peu plus d’une année, et il pense à son « héritage ». Barack Obama ne veut pas laisser son successeur, démocrate ou républicain, dans une situation aussi dégradée qu’en 2009.


La paix est loin d'être gagnée

Quelque 10 000 soldats sont actuellement déployés sur le sol afghan. Initialement, un retrait quasiment total des troupes était prévu d'ici la fin janvier 2017. Finalement, 14 ans après le début de l'intervention militaire, la présence militaire américaine est maintenue en Afghanistan au moins encore pendant deux ans. En 2016, 9 800 soldats seront maintenus sur place « pour l'essentiel ». En 2017, les effectifs seront réduits de moitié, avec le maintien de 5 500 soldats dans les bases de Bagram, Jalalabad et Kandahar.

Force est de constater que les quelque 60 milliards de dollars dépensés par Washington ces 14 dernières années, pour former et équiper l'armée afghane, n'ont pas donné les résultats escomptés.

Depuis le départ de la majorité des troupes occidentales d'Afghanistan, à l'exception des forces américaines, la paix est loin d'être gagnée. Les talibans ont engagé, ces derniers mois, plusieurs offensives mettant à rude épreuve l'armée afghane, comme à Kunduz, dans le nord du pays, où les insurgés - dans une offensive spectaculaire - ont réussi à prendre le contrôle d'une ville de 300 000 habitants.

La ville de Kunduz a finalement été reprise aux talibans grâce au soutien de l'aviation américaine. Et Washington a dû se rendre à l'évidence. Les militaires afghans sont toujours incapables aujourd'hui d'assurer la sécurité du pays. Le président Obama annonce donc un ralentissement du retrait, qui devait pourtant être total à la fin de son mandat, fin janvier 2017.
RFI

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