Revue de presse des Amériques

A la Une : Barack Obama fait marche arrière et annonce le maintien de soldats américains en Afghanistan

Malgré l'une des promesses de campagne de Barack Obama, 9.800 soldats resteront finalement sur place l’année prochaine, 5.500 en 2017.
Malgré l'une des promesses de campagne de Barack Obama, 9.800 soldats resteront finalement sur place l’année prochaine, 5.500 en 2017. REUTERS/Jonathan Ernst

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La nouvelle a fait grand bruit hier et tous les journalistes attendaient la conférence de presse pendant laquelle le Président américain allait faire cette annonce. Il faut préciser que le retrait des troupes américaines d’Afghanistan était l’une des promesses de campagne de Barack Obama. 9.800 soldats resteront finalement sur place l’année prochaine, 5.500 en 2017 selon USA Today. « Une décision pitoyable concernant l’Afghanistan », c’est le titre ce matin de l’éditorial du New York Times. Le quotidien rappelle que le président américain, alors qu’il était à Hawaï l’année dernière pour les fêtes de Noël, avait expliqué qu’il était fier que des Américains, des soldats en l’occurrence, aient permis à l’Afghanistan de se reconstruire et que ce pays était prêt à assumer seul les défis qui l’attendaient.

Pourquoi un tel revirement ? Selon Barack Obama la sécurité reste très précaire en Afghanistan, avec un risque de détérioration dans certaines zones. C’est la principale raison selon la Maison Blanche. Mais pour l’éditorialiste du New York Times, la situation en Irak, en Syrie, au Yémen et en Lybie a grandement contribué à ce changement de position. Des pays avec des gouvernements faibles où les islamistes radicaux ont été en mesure de conquérir de larges pans de territoires.

Et selon plusieurs membres de l’administration américaine, c’est bien la présence de plus en plus importante de l’organisation de l’Etat islamique en Afghanistan qui motive cette nouvelle politique.

Selon le Washington Post, c’est le seul moyen pour que l’Afghanistan dispose d’une chance supplémentaire d’obtenir une paix durable et surtout un semblant de sécurité dans le pays. Les derniers mois ont été rudes pour l’armée afghane, formée par les Américains. Elle a du faire face aux offensives des talibans et sans le soutien des troupes américaines, elle n’aurait pas été en mesure de reprendre la ville de Kunduz par exemple. Maintenant selon le Washington Post se pose aussi la question du legs au successeur de Barack Obama, un successeur qui devra gérer soit un retrait des troupes, soit au contraire une augmentation de soldats sur place si d’ici là la situation n’est toujours pas stabilisée.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro fait des annonces dans le domaine économique

Lors d’une allocution télévisée et retransmise également sur la radio nationale, Nicolas Maduro a annoncé une hausse de 30% du salaire minimum selon El Nacional. C’est la quatrième hausse de l’année après celles de 15% en février, de 20% en mai et de 10% en juillet.

Selon le président vénézuélien, cette hausse représente un effort colossal de l’Etat pour faire face à l’inflation qui pourrait atteindre 80% selon lui. Un chiffre pourtant très contesté par l’opposition et des instituts privés qui estiment que l’inflation se situe entre 150 et 210%, c'est-à-dire la plus forte au monde. Pour rappel, près de 90% des revenus de ce pays sont issus de la vente de pétrole. Et la baisse du prix du baril, a eu un impact considérable sur l’économie vénézuélienne.

Un ancien candidat à la présidentielle Manuel Rosales, exilé depuis 2009, a été arrêté hier à son retour au Venezuela

Fondateur du parti de centre-droit « Un Nuevo Tiempo », Manuel Rosales a été arrêté hier à l’aéroport de Maracaïbo par des agents des services de renseignements bolivariens détaille Tal Cual. Les quelques journalistes présents sur place ont été rapidement évacués des lieux par les autorités. Accusé de corruption et d’enrichissement illicite par la justice vénézuélienne, l’ancien grand adversaire d’Hugo Chavez a été emmené manu-militari à Caracas où il devait être présenté devant un tribunal.
Pourquoi est-il revenu alors qu’il savait qu’il serait arrêté ?

Pour Timoteo Zambrano, président du parti fondé par Manuel Rosales, son retour, combiné à son aura pourrait jouer un rôle dans la campagne électorale avant les législatives de début décembre. Dans des déclarations reprises par El Nacional Timoteo Zambrano indique que « tous les intégrants du parti étaient d’accord sur le fait que cette année était la bonne pour que Manuel Rosales rentre au pays ».

L’ancien ambassadeur canadien Ken Taylor est décédé

Pour la plupart des gens, ce nom est inconnu. Pourtant Ken Taylor était le fameux ambassadeur canadien qui avait caché des diplomates américains lors de la crise des otages en Iran entre 1979 et 1981 rappelle ce matin Le Devoir. Ken Taylor est mort ce jeudi à 81 ans. De nombreuses personnalités politiques américaines et canadiennes ont salué son rôle essentiel dans cette crise.

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