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Etats-Unis

Etats-Unis: «l'effet Ferguson» ou la peur des policiers américains

Depuis la mort de Mike Brown, un jeune Noir tué par un policier à Ferguson en août 2014, les pratiques des forces de l'ordre américaines sont régulièrement critiquées.
Depuis la mort de Mike Brown, un jeune Noir tué par un policier à Ferguson en août 2014, les pratiques des forces de l'ordre américaines sont régulièrement critiquées. REUTERS/Lawrence Bryant/St. Louis American
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le grand rassemblement annuel des chefs de police américains se tient en ce moment à Chicago. 14 000 officiers sont réunis pour évoquer les problèmes rencontrés et les changements qui affectent leur travail. Barack Obama s'exprimera devant cette assemblée ce mardi, dans le contexte des tensions raciales de ces derniers mois aux Etats-Unis. Le directeur du FBI, James Comey, a déjà provoqué une polémique en déclarant que les forces de l'ordre avaient désormais peur de remplir leur mission.

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Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

On appelle cela « l'effet Ferguson » : des policiers mis en cause après la mort d'un homme noir, entraînant une sorte de dépression collective. Leurs collègues hésiteraient désormais à procéder à des arrestations, tétanisés à l'idée de devenir les acteurs involontaires de vidéos virales. Résultat : ils ne font plus leur travail et le taux de criminalité est en hausse. C'est la théorie du directeur du FBI.

James Comey le reconnaît, il s'appuie sur son intuition, car aucune statistique fédérale n'existe aux Etats-Unis, ni sur le crime en général, ni sur les personnes tuées par la police. Les seules données disponibles sont compilées par des associations ou des journaux.

Pratiques policières

Cette thèse, très diversement appréciée par les responsables de la police américaine réunis à Chicago, a eu le mérite d'animer débat sur les pratiques des forces de l'ordre. La police est-elle raciste ? Les officiers utilisent-ils leurs armes sans réel motif ? Ont-ils peur des personnes qu'ils sont censés protéger ?

Les policiers sont d'accord sur le fait qu'il faut améliorer d'urgence les relations avec le public. Une prise de conscience qui arrive tard et sous la pression de la rue, excédée à la fois par les violences policières et le nombre de crimes en hausse dans les grandes métropoles.

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