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Echanges

Douze pays signent l’Accord de partenariat transpacifique

Onze représentants des parties au TTP entourent le Premier ministre néo-zélandais John Key (6e d.), le 4 février 2016 à Auckland.
Onze représentants des parties au TTP entourent le Premier ministre néo-zélandais John Key (6e d.), le 4 février 2016 à Auckland. MICHAEL BRADLEY / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La signature de l’Accord de partenariat transpacifique (TTP), signé à Auckland, a été immédiatement saluée par Barack Obama dont c’était l’un des projets les plus chers, mais le Congrès le ratifiera-t-il avant qu’il ne quitte la Maison Blanche? 

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L'accord de partenariat transpacifique (TPP), qui doit permettre de créer la plus vaste zone de libre-échange au monde, a été signé ce jeudi par les 12 pays partenaires - Etats-Unis, Australie, Japon, Brunei, Canada, Chili, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou et Singapour - lors d'une cérémonie à Auckland retransmise en direct à la télévision.

Cet accord a pour but d’abattre les barrières au commerce et à l'investissement entre ses membres, dont les Etats-Unis et le Japon, qui représentent près de 40 % de l'économie mondiale.

Obama enthousiaste

Dès l’annonce de la signature en Nouvelle-Zélande, Barack Obama s’est empressé d’exprimer sa satisfaction et de saluer un accord « qui renforcera le leadership américain à l’étranger et soutiendra les emplois aux Etats-Unis », explique notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet.

Mais pour entrer en vigueur, le texte doit être ratifié sous deux ans par les Parlements nationaux et notamment par le Congrès américain où il suscite une hostilité croissante, sur fond d'enjeux politiques liés aux prochains échéances électorales.

Ainsi, si les républicains, par principe toujours en faveur de mesures libérales, avaient au départ appuyé une procédure d’examen accéléré de l’accord - un vote simple pour ou contre - ils semblent aujourd’hui moins pressés.

Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell voudrait retarder le vote jusqu’à après l’élection du 8 novembre, comme pour vouloir priver Obama de ce qui serait une grande victoire pour lui.

Rejet des démocrates

Le représentant commercial au commerce extérieur, Michael Froman, a plaidé en faveur d’une adoption rapide soulignant le coût d’une ratification tardive qui pourrait s’élever à quelque 100 milliards de dollars de manque à gagner.

Les démocrates eux ont toujours été opposés à l’accord : les syndicats craignent de perdre des emplois. Bernie Sanders le combat avec acharnement : « Le commerce est une bonne chose. Mais le commerce doit être juste et le TTP est tout sauf juste », a tweeté le candidat à l'investiture démocrate. De son côté, Hillary Clinton qui l’avait défendu avec force quand elle était secrétaire d’Etat, en est maintenant, élection oblige, devenue une farouche opposante.

Un accord contesté par plusieurs organisations non-gouvernementales

Cet accord touche à de nombreux secteurs du commerce international, comme les produits agricoles. Il concerne également les échanges de données et la propriété intellectuelle, qui n'étaient pas couverts par de précédents accords multilatéraux.

Présenté comme un moyen de doper la croissance économique dans la région, cet accord est contesté par plusieurs organisations non-gouvernementales qui affirment qu’il débouchera sur une déréglementation généralisée au bénéfice exclusif des multinationales.

La Chine dans le collimateur

Par sa signature, ses membres comptent aussi pousser la Chine à adapter ses propres règles en matière de commerce, d'investissement et de droit commercial à celles établies par le TPP. La Chine a été volontairement écartée des négociations. L'idée est de ne pas laisser la deuxième économie mondiale, seule maître à bord dans la région. 

 

 

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