Brésil

Brésil: l'Unasur prend le parti de Dilma Rousseff, menacée par la destitution

La présidente brésilienne Dilma Rousseff, le 19 avril dernier à Brasilia.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff, le 19 avril dernier à Brasilia. Reuters

La procédure de destitution contre la présidente brésilienne Dilma Rousseff entre dans une nouvelle phase. Après l’approbation de la Chambre des députés, le Sénat fédéral se saisira de l’affaire à partir du lundi 25 avril 2016. Dilma Rousseff est donc plus que jamais menacée d’être écartée du pouvoir mais elle a obtenu le soutien de l’Union des nations sud-américaines (Unasur). L'organisation régionale se dit préoccupée par la procédure judiciaire en cours à Brasilia.

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C’est un soutien plutôt symbolique, mais il est sans doute le bienvenu. En tout cas, c’est la première réaction d’une organisation internationale sur la crise politique qui secoue le Brésil actuellement.

Ernesto Samper, secrétaire générale de l’Unasur, donne le sentiment de l'organisation face à la situation : « Nous observons que la procédure judiciaire contre la présidente avance très rapidement », constate-t-il.

Et d'ajouter aussitôt : « Mais d’après nous, il n’existe aucune preuve de sa culpabilité. Le procès et l’éventuelle destitution - temporaire ou définitive - de la présidente serait un fait préoccupant pour toute la région. »

L’Unasur condamne donc la procédure. Mais contrairement à Dilma Rousseff, l’organisation ne la qualifie pas de « coup d’Etat ». La présidente brésilienne conteste l’accusation selon laquelle elle aurait maquillé des comptes publics.

Elle envisage de saisir une autre organisation régionale, le Mercosur, et de lui demander de suspendre le Brésil si le processus démocratique n'était pas respecté. Une façon de dire qu’elle se battra jusqu’au bout.

→ Écouter sur RFI : coup d’Etat civil au Brésil ?

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