Etats-Unis

Le président de la Chambre des représentants «pas encore prêt» à soutenir Trump

Le républicain Paul Ryan, président de la Chambre des représentants à Washington, le 21 avril 2016.
Le républicain Paul Ryan, président de la Chambre des représentants à Washington, le 21 avril 2016. REUTERS/Jonathan Ernst

La crise continue au Parti républicain aux Etats-Unis, à ­six mois de la présidentielle. Paul Ryan n'est pas encore prêt à soutenir Donald Trump. Le président de la Chambre des représentants et troisième personnage de l'Etat a publiquement déclaré jeudi 5 mai qu'il avait besoin de temps et de connaître le programme du candidat avant de savoir s'il allait appeler à voter pour le milliardaire, qui est aujourd'hui le seul candidat conservateur en course.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Donald Trump est sur le point d'obtenir les délégués nécessaires pour être investi candidat à la présidentielle dans le camp républicain et le parti qu'il est censé représenter n'a toujours pas digéré l'information.

Paul Ryan, président de la Chambre des représentants a publiquement exprimé le malaise qui traverse le parti jeudi. « Je ne suis pas prêt à le soutenir tout de suite, je n'en suis pas encore là. Mais j'espère le faire, je souhaite le faire. Mais ce qui est nécessaire est d'unifier le parti. Et je pense que la charge d'unifier le parti revient au "candidat probable" », a-t-il déclaré. 

Une déclaration pour le moins embarrassée du président de la Chambre des représentants, qui a reçu une réponse cinglante du candidat Trump : « Cela n'a aucune importance. De mon côté, je ne soutiens pas le programme de Paul Ryan. »

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C'est la quadrature du cercle pour le parti conservateur qui va devoir investir un candidat qui n'a que faire des dogmes du parti. Tous ses responsables répètent à l'envi que seul un mouvement uni peut battre Hillary Clinton, alors que des figures du parti telles que les Bush, le sénateur McCain, et pour l'instant Paul Ryan ne peuvent se résoudre à accepter le succès populaire du milliardaire au discours si peu orthodoxe.

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