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Revue de presse des Amériques

A la Une: Brésil, le Sénat et la procédure de destitution de Dilma Rousseff

Le Sénat brésilien se prononce ce 11 mai 2016 sur la procédure de destitution de Dilma Rousseff.
Le Sénat brésilien se prononce ce 11 mai 2016 sur la procédure de destitution de Dilma Rousseff. AFP/Evaristo Sa

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Fébrilité au Brésil, où le Sénat se prononce aujourd’hui sur la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff. Et dans la presse, même si le vote n’est pas terminé, beaucoup se projettent dans « l’après-Dilma. » Le quotidien économique Jornal Do Comercio, anticipe sur l'arrivée du PMDB au pouvoir : « Quand Temer prendra la place de Dilma, il faudra qu'il mette en place une politique-choc d'austérité au niveau fédéral, pour que le pays récupère sur le plan économique, lutte enfin contre les déficits publics et retrouve la confiance du peuple, et celle de ses partenaires internationaux. Il n'aura pas beaucoup de temps poursuit le journal, car l'opposition et la rue exigent des résultats - des résultats concrets, mais sans pour autant mettre à mal les programmes sociaux. »

O Globo présente les 14 personnes que Michel Temer a déjà choisies pour gouverner. Et il publie une tribune de l'anthropologue Roberto Da Matta, qui interpelle directement Michel Temer : « Le problème aujourd'hui n'est pas le remplacement des joueurs, c'est de sortir définitivement du jeu ceux qui le dégradent.

(…) Si je puis en tant que modeste chroniqueur, souhaiter quelque chose à Michel Temer c'est de la rigueur et de l'austérité. À lui qui veut changer tous les joueurs, je suggère avec respect l'abolition des privilèges qui nourrissent les hommes de pouvoir et laissent les criminels impunis. La fin des avantages, des cadeaux et des petits arrangements. Il est urgent d'interdire les nominations pour faveurs partisanes ou sexuelles. Bref, il est nécessaire d'adopter des pratiques exemplaires et égalitaires, sans quoi nous n'en finirons jamais avec les menteurs en costume. »

Argentine : mort d'Horacio Quiroga, témoin-clé dans une enquête pour corruption qui vise les anciens présidents Kirchner

En Argentine, la presse annonce la mort suspecte d'Horacio Quiroga, un témoin-clé dans l'enquête pour corruption qui vise les anciens présidents Nestor et Christina Kirchner.

« Quiroga, explique le quotidien Clarin, est un ex-directeur d'une entreprise de l'homme d'affaires Lázaro Báez. Il avait révélé les liens existant entre Báez et l'ex-président Néstor Kirchner. Il avait aussi gagné un procès contre Báez qui lui avait rapporté des millions. Il a été retrouvé mort dans sa baignoire. »

Et même si l'autopsie a conclu à un œdème pulmonaire poursuit le quotidien, le procureur a classé l'enquête dans la catégorie « mort suspecte ».

Visite historique de Barack Obama à Hiroshima

Obama à Hiroshima : l’annonce hier de la première visite d’un président américain au mémorial de la bombe atomique, le 27 mai prochain, inspire beaucoup les éditorialistes. Hiroshima est « un débat historique et moral difficile et douloureux qui se poursuit encore aujourd'hui » pour les Américains, peut-on lire dans le Los Angeles Times. Cette visite « réveille les fantômes d'Hiroshima », titre le New York Times, qui explique dans son édito : « le mémorial vous plonge dans un monde d'horreur indescriptible et d'amnésie historique. »

Car « pour les Américains de la génération de la Deuxième Guerre mondiale et pour beaucoup de leurs enfants, Hiroshima est au cœur d'une narration bien différente. Ces Américains pensent que la décision du président Truman a permis de sauver des dizaines de milliers de vies américaines en évitant d'avoir à envahir le Japon. Interrogez des vétérans, poursuit l'éditorialiste, et vous verrez : pour eux il n'y a pas d'équivalence morale entre une campagne japonaise qui a fait des millions de morts et l'horreur de la bombe qui a mis un terme à tout cela ».

Barack Obama a bien précisé qu’il ne ferait pas d’excuses au Japon, il n’empêche, une frange de l’opinion ne le voit pas ainsi, comme l’explique le Los Angeles Times. Pour les opposants à cette visite, « ce voyage va forcément servir d'excuse injustifiée à la décision de Truman. Ne sera-t-il pas interprété comme une contrition ? Une faiblesse américaine ? », reprend l’éditorialiste qui répond : « Bêtises ! Le président a parfaitement raison de se rendre au mémorial d'Hiroshima pour la paix, où selon ses conseillers il réaffirmera les liens étroits qui unissent le Japon et les États-Unis, et où il insistera sur son engagement pour la non-prolifération nucléaire. Il rendra hommage aux victimes des bombes - comme il se doit. Ce n'est pas la même chose que de présenter des excuses. C'est une reconnaissance du coût tragique des combats et des horreurs de l'arsenal atomique. Et en 2016, conclut l'éditorialiste, cela est tout à fait pertinent, alors que plus d'une vingtaine de guerres meurtrières sont en cours dans le monde. »

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