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Etats-Unis

Terrorisme: Microsoft plaide pour davantage de coopération public-privé

Steven A. Crown, vice-président de Microsoft, lors d'une audition au Conseil de sécurité des Nations unies sur la menace terroriste, le 11 mai 2016 à Washington.
Steven A. Crown, vice-président de Microsoft, lors d'une audition au Conseil de sécurité des Nations unies sur la menace terroriste, le 11 mai 2016 à Washington. Rick BAJORNAS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Pour la première fois dans l'histoire de l'ONU, le géant de l'informatique Microsoft est venu plaider pour un meilleur partenariat pubic-privé dans la lutte contre le terrorisme. L'entreprise avait répondu à l'invitation de l'Egypte qui organisait ce débat public. Un pays régulièrement accusé d'utiliser la lutte contre le terrorisme pour faire taire ses opposants.

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Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Internet est devenu une véritable plateforme de recrutement pour les jihadistes. Les entreprises liées au secteur en sont bien conscientes. C'est d'ailleurs ce qui a conduit Steven Crown, vice-président de Microsoft, à venir s'adresser à l'ONU pour une démonstration très concrète : « Dans les 15 minutes qui ont suivi les attaques du 13-Novembre à Paris, il y a eu 7500 messages sur Twitter, en deux semaines les vidéos avaient été vues plus d'un million de fois pour se féliciter de ces attaques. »

Pour le géant de l'informatique, cette nouvelle menace doit encourager la coopération.
« Il n'y a pas de solution unique, pas de solution miracle pour stopper l'utilisation d'internet par les terroristes. Le partenariat public-privé doit faire partie de notre réponse globale à ce défi. Les entreprises liées à l'internet ne peuvent pas régler ce problème seules, les Etats et les ONG non plus. Nous devons donc travailler de manière coordonnée. »

Mais ce débat public a aussi révélé les ambiguïtés qui entourent la question du contrôle d'internet et de la liberté d'expression. L'ONU, et les Etats-Unis par la voix de sa représentante, ont notamment accusé l'Egypte d'utiliser le prétexte de la lutte antiterroriste pour emprisonner journalistes, artistes et opposants qui critiquent le pouvoir. Une accusation rejetée Sameh Choukry, le chef de la diplomatie égyptienne qui a assuré que l 'Egypte respectait la liberté d'expression et la liberté de la presse.

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